
La coïncidence des séjours privés en France des présidents ivoirien Alassane Ouattara et sénégalais Bassirou Diomaye Faye, mi-août 2026, relance les spéculations dans les cercles diplomatiques. Au-delà du simple télescopage de calendrier, ces déplacements simultanés en terres européennes de deux figures majeures de la sous-région interpellent, notamment quant à leur possible incidence sur les dossiers économiques stratégiques de l’Afrique de l’Ouest. Cette visite intervient juste après la volonté des États de l’Afrique de l’Ouest de lancer leur monnaie, l’Éco. L’Éco oblige-t-elle ?
La coïncidence du déplacement de ces deux dirigeants
Le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, a quitté Abidjan le vendredi 14 août 2026 à destination de l’Hexagone, où il se rend dans sa résidence habituelle située à Mougins, dans le sud de la France.
Au même moment, son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, s’envole de Dakar le samedi 15 août 2026 pour un séjour privé à l’étranger. Si la présidence sénégalaise n’a pas immédiatement officialisé la destination exacte dans ses communiqués, des sources concordantes confirment l’arrivée du dirigeant sénégalais sur le sol français.
Un leadership partagé face aux ambitions monétaires
En tant que président en exercice de la CEDEAO et à la tête du comité de pilotage du projet de monnaie unique, le chef de l’État sénégalais porte, aux côtés de son homologue ivoirien, les ambitions monétaires de la communauté. Né des dynamiques initiées au lendemain du forum de la CEDEAO en Sierra Leone, le projet de l’Éco demeure l’un des chantiers les plus scrutés du continent.
Des tractations discrètes avec les partenaires extérieurs
Pour beaucoup d’observateurs, la concrétisation de cette monnaie commune destinée à doter l’Afrique de l’Ouest d’une souveraineté financière accrue nécessite des arbitrages de haut niveau et des concertations approfondies avec les partenaires extérieurs historiques. Ces voyages inopinés en Europe alimentent ainsi l’hypothèse de tractations discrètes visant à lever les derniers obstacles techniques et politiques à l’avènement de cette intégration monétaire.