8 août 2026, 1:32 pm

CAMEROUN-CENTRAFRIQUE : L’INCIDENT DE BÉLOKO RÉGLÉ PAR LE DIALOGUE ET LA COOPÉRATION BILATÉRALE

L’incident survenu le samedi 1er août entre des militaires centrafricains et camerounais a trouvé, dès ce mardi, une issue pacifique lors d’une réunion bilatérale à Béloko, en territoire centrafricain. Contrairement aux lectures hâtives et aux récits médiatiques stigmatisant l’implication de l’armée camerounaise dans ce que l’on appelle « mode opératoire », il s’agit d’une mauvaise interprétation et de manipulation de certains relais médiatiques très déconnectés de la réalité. Cette rencontre a démontré la solidité des mécanismes de concertation entre les deux États et la nature purement accidentelle de ce malentendu frontalier. Le Cameroun et la RCA entretiennent des relations et des coopérations de longue date. Des incidents ne peuvent pas manquer ; c’est ce qui fait la force d’une relation diplomatique.

Une gestion pragmatique et rapide de crise

La délégation camerounaise, dépêchée sur place et conduite par le capitaine de la police militaire, comprenait des représentants de premier plan, notamment le commissaire de la Direction de la surveillance du territoire (DST), le commissaire adjoint de la sécurité publique, le représentant du commissaire de l’Emigration immigration, ainsi que le commandant de brigade de Garoua-Boulaï. Si le sous-préfet de Baboua, Norbert Niendé, a noté l’absence de son homologue de Garoua-Boulaï la réunion s’étant concentrée exclusivement sur le volet opérationnel des forces de défense et de sécurité , les échanges ont immédiatement permis d’apaiser les tensions.
À l’issue des discussions, les armes des gendarmes camerounais ont été intégralement restituées. Cette mesure concrète illustre la volonté partagée de solder rapidement un incident inhérent à la complexité des zones frontalières.

Des frictions de terrain normalisées par la diplomatie de bon voisinage

L’origine de l’incident un contrôle de routine opéré samedi dernier par des soldats camerounais au village Gasol, situé en territoire centrafricain, ayant entraîné leur désarmement temporaire met en lumière les défis quotidiens de la gestion des espaces transfrontaliers. Loin des amalgames visant à jeter l’opprobre sur l’armée camerounaise, les faits rappellent que ce type d’ajustement tactique survient régulièrement dans les zones de contact partagées.
Le commissaire de police de Béloko et ses agents ont d’ailleurs réaffirmé l’attachement de la République centrafricaine à la dynamique de la commission bilatérale de gestion des affaires transfrontalières. Actuellement à sa sixième session de travail organisée alternativement dans les deux pays, cette instance prouve son efficacité à surmonter les incompréhensions.
En réaffirmant la nécessité du respect des règles en vigueur aux postes frontaliers et de la souveraineté de chaque État, les deux délégations ont scellé leur volonté commune de préserver des relations de bon voisinage. Un nouveau rendez-vous est d’ores et déjà pris pour le mois de septembre prochain à Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique, pour consolider ces acquis et poursuivre le travail de coopération.

Redige par: clement Djomangola

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