
L’émotion était vive cet après-midi à la base 101 de l’armée de l’air de Niamey, théâtre de la cérémonie funéraire officielle en l’honneur des trois éléments de la Garde Présidentielle tombés lors des événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août 2026.
Un rassemblement de la haute hiérarchie et de la nation
Placée sous le signe du recueillement et de la reconnaissance nationale, la cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), des membres du gouvernement et des présidents des institutions de la République. Le corps diplomatique accrédité au Niger, les hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi qu’une foule de personnalités civiles et militaires s’étaient également joints à l’événement pour saluer la mémoire des disparus.
Les trois héros du devoir
Les honneurs militaires ont été rendus à :
- L’adjudant Illo Maihatchi : qualifié par ses pairs de soldat discipliné, calme, dévoué et profondément attaché à sa foi, il laisse derrière lui une veuve en grossesse avancée et trois enfants.
- Le soldat de 2e classe Yahaya Idrissa Zamnaou : salué comme un modèle de rigueur, de loyauté et d’esprit d’équipe, incarnant avec honneur les valeurs de l’institution militaire.
- Le soldat de 2e classe Ousmane Haboulé Hamissou : décrit comme un militaire exemplaire, un camarade estimé et un homme de cœur toujours prêt au sacrifice ultime pour la patrie.


Promotions posthumes et décorations
Après la lecture poignante des oraisons funèbres par leurs frères d’armes, le chef de corps de la Garde présidentielle, le lieutenant-colonel Habibou Assoumane, a procédé à leur promotion à titre posthume à des grades supérieurs.
Au nom de la nation, le Premier ministre a ensuite remis à titre posthume la Médaille des Théâtres d’Opérations Intérieures « Tarha-Nakal » à chacun des trois illustres disparus. Un dernier hommage solennel, marqué par le recueillement des autorités devant les dépouilles, a précédé la prière mortuaire et l’inhumation émouvante des soldats au carré des martyrs.

Rappel des faits
Pour rappel, la nuit du 28 au 29 août 2026, aux environs de 00h20, un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire avait tenté de séquestrer certains de leurs camarades au sein de la caserne de la base 101 avant d’effectuer des tirs sur des sites sensibles de la capitale. Grâce à la prompte et vigoureuse réaction des Forces de Défense et de Sécurité, ce mouvement d’humeur a été rapidement circonscrirez, permettant de rétablir l’ordre et de reprendre le contrôle total des zones ciblées