8 juillet 2026, 11:49 am

CAMEROUN REPREND LE CONTRÔLE DE SON GAZ NATUREL , HILLI EPISEYO, LE GÉANT NORVÉGIEN, S’EN VA

Chaque minute, chaque seconde, l’Afrique se transforme sur les plans politique, économique et social. Les mentalités changent. Ce changement donne lieu à des ruptures avec l’ancien mode de pillage et les vols massifs des ressources africaines. L’Afrique se transforme et change de visage. Elle tourne la page de son histoire. Plus les comportements et les modes de vie évoluent, plus les mentalités changent. C’est de cela qu’il s’agit.Hier, c’était au Gabon ; aujourd’hui, c’est au Cameroun. Le président Paul Biya, fidèle à sa politique de souveraineté, tourne la page avec le géant norvégien HILLI EPISEYO, qui a longtemps vendu le gaz camerounais à l’étranger.

Ce mois de juillet 2026 marque la fin du cycle du géant norvégien HILLI EPISEYO, qui a exploité le gaz au Cameroun pendant plus de huit ans. Même s’il s’agit de la fin de son contrat, cette échéance devait, en réalité, donner lieu à un renouvellement. Heureusement, l’entreprise étrangère s’en va.

Même si certains estiment que cela pourrait créer un vide, cette décision constitue un choix stratégique et économique pour le pays. Le Cameroun reprend le contrôle de son gaz naturel et se tourne vers d’autres partenaires qui pourraient lui verser des recettes plus importantes.

QUI EST HILLI EPISEYO ?

Le HILLI EPISEYO est un immense navire-usine norvégien qui servait à transformer le gaz naturel camerounais en gaz naturel liquéfié (GNL) afin de pouvoir l’exporter par bateau vers d’autres pays. Il était installé au large de Kribi depuis 2018. Aujourd’hui, ce navire s’en va.

Ce navire était, jusqu’à présent, la seule installation au Cameroun capable d’assurer cette transformation. Avec son départ, le Cameroun suspend temporairement l’exportation de son gaz naturel sous forme liquéfiée.

QUELLES SONT LES RAISONS DE SON DÉPART ?

Certains estiment que ce départ pourrait laisser un vide. Or, cette version est erronée. L’installation d’une firme multinationale peut rendre un pays dépendant, ce qui constitue parfois un risque majeur. C’est pourquoi Paul Biya, fidèle à sa vision souverainiste, a anticipé ce départ. Désormais, le Cameroun pourrait reprendre le contrôle de son gaz naturel.

Pour sa part, la SNH (Société Nationale des Hydrocarbures), entreprise publique en charge du secteur, affirme qu’il ne s’agit pas d’une surprise. Selon la SNH, le gisement de gaz exploité par le navire est épuisé.

Le navire lui-même est arrivé en fin de vie technique.

Le Cameroun a prévu de passer à une nouvelle étape avec d’autres entreprises, comme Chevron et Murphy, afin d’explorer de nouveaux gisements. Il s’agit donc, selon eux, d’une évolution normale et planifiée.

CONCLUSION

En conclusion, même si cette échéance correspond à la fin du contrat, elle constitue avant tout une nécessité à l’heure où les États africains évoluent vers un modèle de partenariat gagnant-gagnant. Cela sous-entend que ce départ ne pourra en aucun cas affecter l’économie camerounaise.

Redige par: clement Djomangola

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