La cour pénale internationale a annoncé l’ouverture d’un examen préliminaire sur les crimes présumés des forces et groupes armés dans la province du Nord Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette enquête préliminaire est une réponse à la demande formelle faite par le gouvernement congolais qui a sollicité l’appui de la CPI pour faire la lumière sur des faits s’étant déroulés sur la période du 1er janvier 2022 à ce jour.
La CPI procédera tout d’abord à un examen préliminaire servant à déterminer si les critères imposés pour l’ouverture d’une enquête sont réunis après avoir été saisi par le gouvernement congolais en mai dernier.
L’enquête qui émane du gouvernement congolais vise à faire la lumière sur le pillage présumé des ressources naturelles dans l’est du pays par les Forces de défense rwandaises et le groupe rebelle M23. En 2022, un rapport du groupe d’experts des Nations unies a pointé une intervention directe de l’armée rwandaise dans l’Est de la République démocratique du Congo.
De son côté, l’Union européenne a également exhorté le Rwanda à cesser de soutenir le M23 et a demandé à Kinshasa de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population civile sur son territoire. Le Rwanda lui nie toujours toute collusion avec le mouvement rebelle rejetant la responsabilité sur les autorités congolaises.
Rappelons que La RDC fut le premier pays au monde à déférer en 2004, les premiers justiciables devant la Cour. Trois chefs de guerre congolais ont déjà été condamnés par la CPI pour leur rôle dans les atrocités commises dans la province de l’Ituri, au nord–est de la RDC, où des différends fonciers sur fond d’une bataille pour le contrôle des gisements aurifères avait dégénéré en guerre civile au début des années 2000.