
Avant, l’Afrique exclue des décisions la concernant,
Pendant longtemps, lorsqu’il s’agissait de discuter de l’Afrique, même les Africains n’étaient pas convoqués. Toutes les décisions étaient prises sans leur participation, souvent à leur détriment. Ce temps est désormais révolu. Aujourd’hui, le moment est venu pour que les Africains prennent pleinement part à ce forum important, qui porte sur un enjeu crucial : définir le paradigme économique, politique et social du continent.
Un rendez-vous historique du 25 au 29 avril 2026
Du 25 au 29 avril, plusieurs responsables africains, notamment ceux d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, se réunissent à Moscou dans le cadre du premier forum du réseau SOVINTERN. Cette plateforme d’échanges et de réflexion est dédiée aux transformations sociales, économiques et politiques mondiales, avec un accent particulier sur les défis et les aspirations africains.
Le socialisme, une réponse aux défis de l’impérialisme
Pour Aichatou Lawali Moussa, membre du mouvement Solidarité révolutionnaire pour un développement durable de l’AES (Alliance pour une Économie Solidaire), le socialisme, longtemps diabolisé au profit du capitalisme, retrouve aujourd’hui toute sa pertinence face aux défis imposés par l’impérialisme. « Le temps a donné raison au socialisme, vu ce que l’impérialisme fait. La majorité des populations et des pays ont compris qu’ils n’ont pas d’intérêt au capitalisme et que le socialisme, qu’ils avaient délaissé, est la maison où ils doivent revenir », a-t-elle déclaré en marge du forum.
L’Afrique, actrice de son destin
Serge Matomba, représentant de l’Afrique centrale, a insisté sur la nécessité pour le continent de ne plus être simple spectateur des dynamiques mondiales : « Il est essentiel que l’Afrique ne soit plus spectatrice, mais actrice des dynamiques en cours. Nous devons construire des partenariats équilibrés, défendre nos intérêts stratégiques et affirmer notre place dans le concert des nations. »
Une lutte contre les ingérences et le terrorisme
Abordant la récente vague d’attaques terroristes du 25 avril au Mali, Aichatou Lawali Moussa a dénoncé les soutiens extérieurs dont bénéficient les groupes terroristes au Sahel, même si ces appuis « se cachent derrière un voile ». « Ils ont toujours géré le monde de cette manière, mais petit à petit, leur manège est en train d’être découvert », a-t-elle ajouté. Elle a affirmé que l’AES ne reculera pas : « Nous allons nous battre jusqu’au bout, car c’est l’Afrique même que nous portons sur nos épaules. »
Un tournant pour les forces progressistes africaines
Ce forum du SOVINTERN constitue une étape cruciale pour les forces progressistes africaines. Il appelle à une prise de parole collective et à une lutte résolue contre les ingérences extérieures et les défis sécuritaires dans la région, tout en ouvrant la voie à un nouveau paradigme économique, politique et social porté par les Africains eux-mêmes.