
L’histoire retiendra que la lune de miel est bel et bien terminée. Du soutien indéfectible de 1947 au plan de partage de l’ONU, jusqu’aux livraisons massives d’armes françaises dans les années 1950, Paris a longtemps été le pilier stratégique de l’État hébreu. Mais aujourd’hui, le vernis diplomatique a totalement craqué. En s’enfonçant dans une politique d’agression systématique contre ses voisins et en piétinant le droit international, Tel-Aviv vient de franchir un point de non-retour avec son plus vieil allié européen. Le point d’orgue de cette discorde ? L’expulsion brutale, ce jeudi 11 juin 2026, de la correspondante de Radio France Internationale (RFI), Alice Froussard.plus recent en date du 23 mai au 09 Juin 2026, paris a interdit deux ministres Israéliens de fouler son sol.s’agit-il d’une légitime de défense ?
L’affront du 11 juin : Alice Froussard expulsée comme une criminelle
Le scénario s’est joué en quelques heures à peine à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. À peine descendue de l’avion, la journaliste française, qui couvre le terrain depuis six ans avec un visa en règle et des accréditations officielles, a été interpellée, détenue toute la nuit, puis expulsée de force vers la France ce jeudi 11 juin 2026.
Derrière ce renvoi arbitraire, Tel-Aviv use d’une rhétorique outrancière en accusant la journaliste de « parti pris » et de « soutien au Hamas ». Une manœuvre grossière pour criminaliser le journalisme indépendant et verrouiller le récit des massacres en cours. Cette expulsion a immédiatement provoqué la colère noire du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, qui a fermement dénoncé une « atteinte inadmissible à la liberté de la presse » et une dérive autoritaire visant à masquer la réalité du terrain au Proche-Orient.
L’escalade des sanctions : quand Paris bannit les ministres extrémistes Israéliens
Ce coup de force d’Israël n’est pas un acte isolé : il s’agit d’une riposte directe aux décisions successives de la France d’interdire l’accès de son sol aux figures les plus radicales du gouvernement Netanyahou. En l’espace de quelques semaines, Paris a frappé le cœur de l’exécutif israélien :
Le 23 mai 2026 : Interdiction de territoire pour Itamar Ben-Gvir (Ministre de la Sécurité nationale)
Jean-Noël Barrot a banni le ministre extrémiste après la diffusion d’une vidéo révoltante le montrant en train de filmer et de se moquer de militants humanitaires dont des citoyens français agenouillés et les mains liées. Le Quai d’Orsay avait alors tonné : « Nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français soient menacés ou brutalisés par un responsable public ».
Le 9 juin 2026 : Interdiction de territoire pour Bezalel Smotrich (Ministre des Finances)
La France, en coordination avec des alliés internationaux (Royaume-Uni, Canada, Norvège), a interdit l’accès à son sol à Bezalel Smotrich. En cause : sa promotion active de l’annexion de la Cisjordanie, le financement de la colonisation violente et sa politique visant l’effondrement économique délibéré des populations civiles palestiniennes.
Un point de non-retour ?
En s’attaquant tour à tour aux diplomates, aux citoyens français des flottilles humanitaires, et désormais aux journalistes de l’audiovisuel public français, Israël montre qu’il ne tolère plus aucun regard critique. De l’alliance historique des années 1950 au bannissement croisé des ministres et des reporters en juin 2026, la rupture politique semble désormais consommée. Paris et Tel-Aviv ne se parlent plus : ils s’expulsent.