
Même si certains analystes hésitent encore à le confirmer ou restent sceptiques dans leurs rapports, la réalité du terrain, elle, ne ment pas. Sous le haut patronage du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, et l’impulsion déterminée du Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, le Cameroun est en train de prouver par les faits son statut de leader des infrastructures routières en Afrique francophone pour l’année 2026.
Au Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO 2026), le bilan à mi-parcours de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) a parlé de lui-même : le réseau national de routes bitumées est passé de 8 498 km en 2020 à près de 11 000 km, affichant une progression moyenne supérieure à 488 km de routes asphaltées par an. Malgré les défis géopolitiques, les pluies et les contraintes de trésorerie, le « grand ballet » des engins s’accélère simultanément sur l’ensemble du triangle national.
Le Grand Nord et le Nord-Ouest en mode transformation
La métamorphose du réseau routier camerounais se vit d’abord à travers ses grands chantiers régionaux :
L’axe Ngaoundéré-Garoua (242 km) : La reconstruction de cette artère vitale du Grand Nord est entrée dans sa phase active. Répartis en 5 lots, les travaux avancent à un rythme soutenu avec la mobilisation des entreprises sur les carrières, l’installation des concasseurs et le maintien rigoureux de la circulation.
La Nationale 11 (Ring Road) : Dans la région du Nord-Ouest, le désenclavement historique est en vue. Sur le lot Kumbo-Ndu (39 km), l’entreprise BUNS a entamé la mise en œuvre de la couche de roulement en béton bitumineux, avec 25 km déjà prêts à recevoir l’asphalte avant la saison des pluies.
Des victoires symboliques contre l’enclavement
Au-delà des grands axes, le ministère des Travaux Publics multiplie les prouesses techniques pour désenclaver les bassins de production :
L’exploit de Malombo (Centre) : Le pont sur le fleuve Nyong (160 m) sera livré avec huit mois d’avance sur les délais contractuels. La chaussée noire est déjà posée sur les voies d’accès, effaçant définitivement le souvenir des traversées meurtrières en pirogue.
Au même moment, la route Douala-Bonepoupa affiche un taux d’avancement de 80 %, tandis que dans la région du Sud, le pont de 90 mètres sur le fleuve Dja (un investissement de plus de 10,5 milliards de FCFA) voit ses fûts de piles et ses fondations entièrement achevés.
Cap sur le mégaprojet continental : L’axe Douala – Ngaoundéré – N’Djamena
Si les chantiers actuels confortent le leadership camerounais, c’est l’avenir qui s’annonce grandiose. L’État du Cameroun nourrit désormais un projet d’envergure continentale : le corridor Douala – Ngaoundéré – N’Djamena.
Ce mégaprojet routier et logistique est conçu pour interconnecter la capitale économique camerounaise, le Grand Nord, et le Tchad voisin. En fluidifiant le commerce transfrontalier, cet axe majeur va devenir la colonne vertébrale économique de l’Afrique Centrale.
Le réseau routier camerounais en chiffres (Juin 2026)
Objectif SND30Près de 2 442 km déjà bitumés et 833 km réhabilités.
Rythme de croisièrePlus de 488 km de nouvelles routes bitumées chaque année.
Projet Phare SudPont sur le Dja (90 m) pour un coût de 10,5 milliards FCFA TTC.
Entre résilience face aux crises et investissements massifs, le Cameroun de 2026 ne s’arrête plus. Kilomètre après kilomètre, le pays dessine les contours de son émergence et s’impose, sur le terrain, comme le véritable champion routier de la sous-région.