
Dans une communication publiée ce samedi 26 juin, le ministère français des Affaires étrangères s’est dit « profondément touché » par la rupture des relations diplomatiques imposée par le Burkina Faso. Pour Paris, perdre ce qui constitue la cinquième puissance minière d’Afrique est une pilule difficile à avaler.
Dès l’annonce de cette décision, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi : « Nous regrettons profondément cette rupture. Nous n’aurions pas dû commettre de telles fautes. » Pour de nombreux observateurs, la figure de Christophe Gomart illustre cette cassure. De son côté, Emmanuel Macron a fustigé cette décision lors d’un échange avec ce dernier quelques heures plus tôt, affirmant : « Vous n’avez pas seulement cloué les Français, vous avez rompu nos liens. »
Dans cette perspective, certains analystes estiment que la France aurait dû tout mettre en œuvre pour maintenir sa présence. Hélas pour Paris, le Burkina Faso a choisi une autre voie. La France redoutait de perdre ce partenaire qui, depuis 2010, s’était imposé comme la cinquième puissance minière du continent. Si des marges de manœuvre semblaient encore exister, il est désormais trop tard. Bien que Paris qualifie cette décision de « sans fondement », le gouvernement a déclaré en prendre acte.
Rupture des relations diplomatiques
Les autorités françaises prennent acte de la décision unilatérale du Burkina Faso de rompre ses relations diplomatiques avec la France.
Réaction et mesures de réciprocité
La France regrette cette décision hostile et sans fondement qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè. Les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen.
Solidarité avec la population
La France réitère sa solidarité avec la population du Burkina Faso et rappelle la densité des liens qui unissent nos deux peuples.
Sécurité des ressortissants
Même si cela est trop dur comme le cailloux,les autorités françaises portent une attention particulière à la sécurité des personnels de l’État présents dans le pays et de la communauté française résidant au Burkina Faso. Dans ce contexte particulier, elles appellent les ressortissants français à une vigilance renforcée.

Déclaration du porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (26 juin 2026)