L’ouverture des négociations avec les créanciers sur la dette, le FMI ouvre la voie à un accord final de financement. Le financement de 3 milliards $ demandé par le Ghana au Fonds monétaire international (FMI) devrait bientôt être soumis au conseil d’administration pour être approuvé définitivement.
L’ouverture des négociations avec les créanciers sur la dette, le FMI ouvre la voie à un accord final de financement. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié le vendredi 12 mai 2023 par le FMI. Cette nouvelle avancée majeure intervient après que le comité des créanciers du Ghana, ait annoncé ce même jour son engagement à entamer des négociations avec Accra, sur une restructuration de sa dette. Cette déclaration conjointe a été immédiatement suivie d’un communiqué du Fonds monétaire international (FMI), qui avait fait d’un accord entre Accra et ses créanciers, une condition essentielle pour valider le programme de financement demandé par les autorités ghanéennes.
« Je salue la déclaration du Comité officiel des créanciers du Ghana sur l’importance d’un programme économique soutenu par le FMI, ainsi que son engagement à négocier les conditions de restructuration de la dette en conséquence. Cette déclaration fournit les garanties de financement nécessaires pour que le conseil d’administration du FMI examine le programme proposé soutenu par le Fonds et débloque le financement indispensable des partenaires de développement du Ghana », a indiqué la directrice du FMI Kristalina Georgieva.
Même si le gouvernement ghanéen avait annoncé, depuis 2018, son intention de ne plus avoir recours au FMI pour ses problèmes économiques, un taux d’inflation élevé et une dette dépassant les 80% du PIB ont contraint les autorités à revoir leur position. En juillet 2022, le pays ouest-africain avait commencé des négociations qui ont abouti à la fin de l’année à un accord préliminaire avec les services du FMI pour une facilité de crédit élargie (FEC) de 3 milliards $ sur trois ans.
Mais depuis, l’accord final était resté suspendu à des conditions fixées par l’institution de Bretton Woods, qui avait estimé que la dette du Ghana n’était pas viable et a invité les autorités à procéder à une restructuration de cette dette pour bénéficier du plan de sauvetage. Fin 2022, le Ghana avait obtenu un accord au niveau des services du FMI pour un programme FEC, mais celui-ci était resté suspendu à un accord avec les créanciers bilatéraux officiels du pays. Ces derniers viennent d’annoncer le début des négociations avec Accra, ouvrant la voie à l’accord final du Fonds.