L’article 222 du code électoral précise clairement les conditions à remplir pour faire acte de candidature. Après analyse dans des représentations dans les conseils électoraux, seuls neuf pourront prendre part aux élections.
Prévues pour le 12 mars prochain, tel que décidé par le président de la république, les élections sénatoriales se font avec des conseillers municipaux et des conseillers régionaux comme le précise l’article 222 du Code électoral. Ce qui signifie en clair que seuls les partis politiques qui ont des conseillers municipaux ou régionaux pourront prendre part à cette élection.
La conséquence est évidente sur le tableau des analyses. Sur plus de 300 partis politiques enregistrés auprès du ministère de l’Administration territoriale, seuls neuf, après analyse du microcosme politique lié à cette élection, seront autorisés à présenter des candidats.
Dans les détails
Au niveau municipal, il s’agit du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. Il contrôle à lui seul 316 communes sur les 360 que compte le Cameroun. Il est à prévoir une large victoire de ce parti au soir des sénatoriales 2323. Quant à l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) l’une des plus vieilles représentations de l’opposition au Cameroun, elle a des conseillers municipaux dans 16 communs dans la région de l’Adamaoua puis dans la région de l’Est. Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) de l’opposant Cabral Libii, est tout nouveau sous ce candidat, mais a du se faire une place au coin du soleil. Il peut compter sur ses conseillers municipaux présents dans 7 communes, principalement dans les régions du Centre et du Littoral.
Attendue aussi, l’Union démocratique camerounaise (UDC) qui peut miser sur ses élus locaux des 6 communes qu’elle contrôle. La réelle déception est le Social Democratic Front (SDF) qui au terme d’une élection municipale 2020 s’en est sorti qu’avec 4 communes. Pas assez pour influencer les prochaines sénatoriales. Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) du ministre Issa Tchiroma Babary et le Mouvement démocratique pour la défense de la République vont s’appuyer sur leurs élus dans les trois communes qu’ils contrôlent. Quant à l’Union des mouvements socialistes (UMS) et le Mouvement citoyen national camerounais (MCNC), ils pourront aussi présenter des candidats à ces sénatoriales.
S’agissant des conseillers régionaux, seuls quatre partis ont des grands électeurs : le RDPC, l’UNDP, le FSNC et l’UDC.