
Par Dr Ahoua Don-Mello
Dans une analyse approfondie publiée le 1er septembre 2026 à Abidjan, le Dr Ahoua Don-Mello, chargé des projets stratégiques et enseignant principalement à KAZAKSTAN en Russie, décrypte la tentative de déstabilisation survenue samedi 29 août dernier au Niger. Il met en lumière les véritables enjeux de la transition souverainiste menée par le général Abdourahamane Tiani. Dans sa note, il écrit : « La déstabilisation du Niger résulte de la contre-révolte des puissances étrangères et des profiteurs de l’ancien système face à la révolution souverainiste du général Tiani, qui a repris le contrôle des ressources stratégiques du pays, notamment l’uranium, le pétrole et l’or, afin de les rediriger vers l’économie nationale».
Une tentative de déstabilisation déjouée
Dans la nuit du 29 août 2026, à 00h20, le Niger a fait l’objet d’une tentative de coup d’État déjouée de justesse par les Forces armées nigériennes (FAN), avec l’appui stratégique de la Russie. L’attaque a ciblé la base 101 qui abrite les stocks d’uranium soustraits aux intérêts français ainsi que les abords de la Présidence de la République.
Le contexte : la rupture avec le pillage colonial
Depuis le 26 juillet 2023, l’administration du Général Tiani a méthodiquement rompu les accords militaires et économiques iniques avec la France :
- Uranium : Reprise du contrôle de la Somina et annulation du permis d’Imourarean (attribué à Orano, dont la redevance n’était que de 9,2 % contre 90 % pour l’entreprise française), tout en sécurisant 1 150 tonnes de concentré d’uranium à la base 101.
- Pétrole : Grâce à l’oléoduc Niger-Bénin mis en service fin 2023, la production est passée de 13 000 barils/jour à 110 000 barils/jour. La renégociation du contrat de partage a porté la part nationale à 50 %, permettant de stabiliser le prix du carburant à 495 F/CFA le litre à l’interne.
- Or et Économie : La nationalisation de la production aurifère (passée de 177 kg en 2023 à 1,7 tonne en 2025) et l’encadrement de l’orpaillage artisanal permettent d’accroître les réserves de change de l’État tout en tarissant les flux financiers alimentant le terrorisme djihadiste.
Ces réformes structurelles audacieuses se traduisent par une croissance macroéconomique remarquable : 10,3 % en 2024 et 6,9 % en 2025.



Riposte et perspectives stratégiques
Face à cette contre-révolte permanente des perdants de l’ordre néocolonial, le Niger et ses alliés de l’Alliance des États du Sahel (AES) maintiennent le cap, malgré l’attentisme global des nations africaines, à l’exception de l’Algérie.
Dr Ahoua Don-Mello insiste sur l’urgence absolue de concrétiser l’architecture militaire fédérale de l’AES. La victoire du Niger est présentée comme la clé de voûte de la souveraineté économique du continent tout entier.
Abidjan, le 01 septembre 2026.