Le 6 octobre 2026, le Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Président de la République du Sénégal, S.E. Bassirou Diomaye Faye, a dirigé la cérémonie officielle de prestation de serment de cinq nouveaux juges de la Cour de justice de la CEDEAO. Nommés pour un mandat de quatre ans non renouvelable, ces magistrats ont pris l’engagement solennel de servir en toute indépendance.

Un tournant pour l’institution judiciaire régionale
Réunie dans la capitale fédérale nigériane, la cérémonie s’est déroulée en présence de hauts dignitaires de la communauté, notamment le Général Birame Diop, Président de la Commission de la CEDEAO, et Hadja Mémounatou Ibrahima, Présidente du Parlement de l’organisation.
Les nouveaux membres de la juridiction communautaire sont :
- L’Honorable Juge Désiré Henri Aihou (Bénin)
- L’Honorable Juge Awa Bah (Gambie)
- L’Honorable Juge Charlyne M. Brumskine (Libéria)
- L’Honorable Juge Henrietta Uzoamaka Didigu (Nigéria)
- L’Honorable Juge Yaouza Ouro-Sama (Togo)

Exhortation à l’intégrité et réformes institutionnelles
Prenant la parole à cette occasion, le Président Bassirou Diomaye Faye a rappelé aux nouveaux juges l’impératif éthique guidant leur fonction. Il a insisté sur le fait que la crédibilité et la réputation de la Cour reposent directement sur la rigueur de ses jugements et la confiance qu’elle insuffle aux citoyens.
Dans un contexte africain complexe marqué par l’affirmation accrue des souverainetés nationales et la redéfinition des équilibres géopolitiques, le chef de l’État sénégalais a appelé l’équipe dirigeante à travailler d’arrache-pied pour insuffler une dynamique nouvelle. Pour le Président en exercice, l’avenir d’une intégration régionale réussie passe par la consolidation d’institutions fortes et crédibles, socles indispensables de l’État de droit et de la protection des droits fondamentaux en Afrique de l’Ouest.
Le président Faye a fortement insisté sur le fait que la légitimité de l’institution découle directement de l’intégrité de ses membres :
« La réputation de la Cour dépend de la qualité de ses décisions et de la confiance qu’elle inspire. »