
Le gouvernement burkinabè a déclaré d’utilité publique urgente le projet d’extension du complexe mémoriel dédié au père de la révolution. Attendu pour 2028, ce chantier d’envergure internationale ambitionne de transformer le visage de la capitale.
Par la Rédaction
Le paysage de Ouagadougou s’apprête à connaître une métamorphose historique. Le gouvernement du Burkina Faso vient de franchir un cap décisif en déclarant d’utilité publique et urgente le projet d’extension du Mémorial Isidore Noël Thomas Sankara. Évalué à un coût global de 117 milliards de francs CFA, ce complexe architectural d’envergure internationale ambitionne de faire rayonner la mémoire et les idéaux de la révolution sankariste bien au-delà des frontières nationales. Le coup d’envoi des travaux est officiellement programmé pour janvier 2027, avec un objectif de livraison fixé à l’horizon 2028.

Un saut moderniste et touristique
Pour propulser l’attractivité touristique du pays et moderniser l’urbanisme de la capitale, le projet s’articule autour de trois infrastructures phares :
- La Tour « Sankara » : Un édifice monumental culminant à 87 mètres de hauteur. Elle sera dotée de rampes d’accès, d’un ascenseur panoramique et d’un restaurant gastronomique offrant une vue imprenable sur l’agglomération ouagalaise.
- Un téléphérique urbain : Une innovation de transport aérien inédite pour la ville, qui reliera directement le site du Mémorial au poumon vert de la capitale, le parc urbain Bangr-Weogo.
- Un grand musée de 2 360 m² : Un espace moderne de conservation et d’exposition, entièrement pensé pour préserver le patrimoine matériel et immatériel lié à l’histoire politique du pays.
Expropriations massives en vue
Le déploiement de ce projet d’envergure, qui s’étendra sur une superficie totale de 14 hectares, impose des mesures foncières drastiques. L’État burkinabè a ainsi engagé une procédure d’expropriation accélérée pour libérer en urgence près de 10 hectares. Cette zone d’extension englobe actuellement des propriétés privées, des bâtiments publics ainsi que des enclaves diplomatiques.
Cette initiative monumentale concrétise la promesse du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, de restaurer, de pérenniser et d’ancrer définitivement la figure de cet illustre leader panafricain dans la mémoire collective du continent.