Les forces de défense et de sécurité camerounaises viennent d’infliger un revers majeur aux terroristes opérant le long de la frontière avec le Tchad. Selon un bilan officiel relayé par le média Alwihda Info, la gendarmerie nationale a démantelé une cellule terroriste dormante dans la ville de Kousseri. L’opération a également permis l’arrestation de deux citoyens occidentaux suspectés de financer ces activités subversives, marquant une étape décisive dans le cadre de l’opération « Tentacules ».
Une offensive ciblée aux portes du Tchad
Déployée depuis janvier 2026 pour sécuriser les zones vulnérables et juguler la criminalité transfrontalière dans le département du Logone-et-Chari, la sixième phase de l’opération « Tentacules » porte ses fruits. Sous le commandement du colonel Guy Hervé Mvogo Abanda, chef de la Légion de gendarmerie locale, les unités de terrain ont intensifié leurs interventions dans plusieurs communes stratégiques, notamment Blangoua, Bargaram et Kousseri.
C’est au cœur du quartier Harazaï, à Kousseri, que les enquêteurs ont localisé et neutralisé la cellule terroriste dissimulée. En parallèle, les patrouilles et la surveillance ont été drastiquement renforcées le long de la ligne frontalière afin de paralyser les flux logistiques et de verrouiller les couloirs d’infiltration des groupes armés.
Arrestations d’Occidentaux et saisies d’armes : un bilan provisoire lourd
La rigueur des contrôles et la vigilance accrue des forces mobiles ont permis d’aboutir à des résultats significatifs :
- Vérifications d’identité : 3 571 contrôles ont été effectués, menant à l’interpellation de plusieurs individus recherchés.
- Arrestation de deux Occidentaux : Parmi les personnes appréhendées figurent deux ressortissants occidentaux. Ils sont fortement suspectés de financement du terrorisme, de blanchiment de capitaux et d’atteinte à la sûreté de l’État.
- Saisie d’un arsenal : Les perquisitions menées dans la localité de Kalakafra ont permis de découvrir une cache contenant 4 094 munitions, ainsi que plusieurs armes à feu artisanales et des armes blanches.
D’après le commandement de la gendarmerie nationale, le succès de cette opération est déterminant pour restaurer durablement la sécurité dans cette zone frontalière névralgique et renforcer la relation de confiance entre les populations civiles et les forces de défense.