
L’administration Trump a convoqué plusieurs journalistes du New York Times après la publication d’un article révélant des failles de sécurité concernant le nouvel Air Force One, que le président devait utiliser pour son déplacement à Ankara.Selon le journal, le nouvel avion, offert par le Canada, ne disposait pas de systèmes de défense antimissile. Quelques minutes après cette publication, le New York Times affirme que le FBI aurait conseillé au président Donald Trump de changer d’appareil pour son voyage à Ankara.
Ces révélations ont été très mal accueillies par l’administration Trump, qui accuse le journal de compromettre la sécurité du président. En réaction, Donald Trump a décidé de convoquer les journalistes concernés. Cette décision est dénoncée par un conseiller juridique du New York Times, qui y voit une méthode d’intimidation et une grave atteinte à la liberté de la presse.
Au cœur de la polémique
Le conflit porte sur une enquête du quotidien révélant que le nouvel avion présidentiel un cadeau du Qatar manquerait de systèmes de défense avancés, tels que les dispositifs antimissiles. Le journal affirme également que les services secrets auraient déconseillé à Donald Trump d’utiliser l’appareil lors de ses récents déplacements internationaux.
Des méthodes contestées
Pour identifier les sources des journalistes, les autorités fédérales ont franchi une ligne rouge selon la direction du journal : des agents ont été envoyés directement aux domiciles des reporters pour leur remettre des convocations devant un grand jury.
La défense du Président
Donald Trump a formellement démenti toute défaillance sécuritaire. Il a balayé les inquiétudes, expliquant que l’utilisation alternative d’appareils lors de ses récents voyages répondait à des motifs logistiques et non à un risque pour sa sécurité.
Une menace pour le Premier Amendement
David McCraw, conseiller juridique du New York Times, a fermement condamné cette démarche. Selon lui, contraindre des journalistes à révéler leurs sources par le biais de visites à domicile est une méthode « incompatible avec les principes de la Constitution américaine » et constitue une menace directe pour la liberté d’informer.