
Le Conseil des ministres de ce jeudi a marqué un tournant stratégique pour le Burkina Faso. Entre une performance macroéconomique solide et la reprise en main souveraine des ressources minières, l’exécutif confirme sa trajectoire de redressement.
Présidé par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Conseil a validé des résultats qui témoignent de la résilience et de la vitalité de l’économie nationale.Malgré les défis sécuritaires et un contexte international complexe, le Burkina Faso affiche une santé financière robuste. La présentation du projet de loi de règlement pour l’exercice 2025, portée par la Ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORÉ, révèle des indicateurs au vert :
- Croissance en accélération : Le taux de croissance grimpe à 5,3 % en 2025, contre 4,8 % en 2024.
- Déficit budgétaire maîtrisé : Une réduction drastique du déficit, tombé à 334 milliards F CFA (contre 856 milliards en 2024).
- Excédent comptable : Un résultat national de 72 milliards F CFA, soit une progression spectaculaire par rapport aux 4 milliards enregistrés l’année précédente.
« Cette trajectoire est le fruit de l’Offensive agro-pastorale, des investissements structurants des Initiatives présidentielles et d’une mobilisation fiscale rigoureuse », a souligné la Ministre BAKO/TRAORÉ.
Bouboulou S.A. : L’État reprend les commandes de son or
Le secteur minier vit, quant à lui, une véritable rupture historique. Le Conseil a entériné l’octroi d’un permis d’exploitation à la société SOPAMIB BOUBOULOU S.A., située dans la commune de Yako (région du Yaadga).
Il ne s’agit pas d’une mine comme les autres : Bouboulou S.A. est une entité 100 % étatique.
Un investissement stratégique : 32 milliards F CFA injectés.
Des retombées massives : Plus de 39 milliards F CFA de recettes directes attendues pour le budget national.
Production : Une moyenne de 7 tonnes d’or sur une durée de vie de 15 ans.
Impact social : Création et maintien de 1 200 emplois directs et indirects.
La fin du modèle de « concession passive »
Pour le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA, cette décision marque la fin d’une époque. « C’est la rupture avec un modèle de concession passive. L’État devient un acteur industriel à part entière », a-t-il affirmé.
Avec cette stratégie, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de souveraineté économique, en transformant ses ressources naturelles en leviers directs de développement, tout en consolidant sa signature financière sur le marché régional.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso