C’est un spectacle d’une ampleur rarement vue dans l’État de l’Assam. Samedi, à Guwahati, 10 000 membres de la communauté Bodo se sont réunis pour le « Bagurumba Dwhou 2026 ». Objectif : inscrire la « danse du papillon » au Guinness World Records. Un événement placé sous le signe de la fierté culturelle et de la diplomatie intérieure, en présence du Premier ministre Narendra Modi.
Le ballet des « papillons » de l’Assam
Le stade de Guwahati a été submergé par une marée de couleurs vives. Exécutant la Bagurumba, aussi appelée « Danse du Papillon », les milliers de participantes ont imité d’un geste fluide le battement d’ailes, symbole de l’harmonie profonde entre l’homme et la nature.
Le rythme, captivant, était assuré par un ensemble massif d’instruments traditionnels :
* Le Kham : Le tambour traditionnel Bodo.
* Le Sifung : La flûte traversière en bambou.
* Percussions en bois : Pour marquer la cadence des mouvements.
« Plus qu’un festival » : Le message de Narendra Modi
Venu spécialement pour l’occasion, le Premier ministre indien a tenu à souligner l’importance de ce rassemblement pour l’unité nationale et la reconnaissance des minorités ethniques.
> « Cet événement est une célébration vivante de l’identité Bodo. C’est aussi un respect pour la société Bodo et l’héritage de l’Assam. ‘Bagurumba Dahou’ n’est pas qu’une fête. C’est une plateforme pour honorer la grande tradition Bodo. » — Narendra Modi, Premier ministre.
Pour le chef du gouvernement, cette performance est un signal fort envoyé au reste du pays sur la richesse culturelle du Nord-Est indien.
En attente de la certification Guinness
Bien que la performance ait été réalisée sans accroc, le record n’est pas encore « officiel ». Les organisateurs sont actuellement dans la phase de soumission des preuves.
Si le record est validé, il détrônera toutes les performances précédentes de Bagurumba, consolidant la place de la culture Bodo sur la carte mondiale du patrimoine immatériel.
L’Héritage Bodo en lumière
Au-delà du chiffre, l’événement a permis de rendre hommage aux personnalités illustres de cette communauté. Pour les participants, l’important était de montrer que leur tradition, bien que millénaire, reste une force vive capable de mobiliser des milliers de jeunes autour d’un idéal de paix et de modernité.