Des dizaines de manifestants se sont rassemblés samedi à Ouagadougou pour exprimer leur solidarité avec le Venezuela et exiger la libération de Nicolas Maduro. Capturé par les forces américaines début janvier, l’ex-président est au cœur d’une crise diplomatique mondiale qui résonne jusqu’au Sahel.
Une mobilisation pour le droit international
L’indignation ne faiblit pas dans la capitale burkinabée. Sous un soleil de plomb, des images montrent une foule scandant des slogans et agitant des drapeaux vénézuéliens. Les manifestants ont arboré des banderoles à l’effigie de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, avec un mot d’ordre clair : « Ramenez-les ».
Pour les participants, cette opération militaire menée par les États-Unis sur Caracas et trois États proches est une gifle au droit international.
> « Nous pensons que l’humanité ne peut accepter que Donald Trump, agissant au nom des seuls intérêts américains, bafoue le droit international. C’est pourquoi nous nous mobilisons depuis le Burkina Faso », a déclaré Serge Bayala, figure du rassemblement.
Le pétrole et la souveraineté au cœur des débats
Au-delà de la capture de l’homme d’État, c’est la gestion des ressources naturelles du Venezuela qui cristallise les tensions. Les manifestants burkinabés ont insisté sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Hassan Bationo, un autre manifestant, a martelé l’importance des droits économiques :
* Libération inconditionnelle du couple présidentiel.
* Respect de la souveraineté pétrolière du Venezuela.
* Amélioration des conditions de vie des citoyens vénézuéliens par leurs propres ressources.
Un bilan humain lourd
L’opération américaine, qualifiée de « violente » par de nombreux observateurs, a laissé des traces indélébiles. Selon Diosdado Cabello, ministre vénézuélien de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, l’assaut a provoqué :
* 100 morts environ.
* Près de 100 blessés.
Cette mobilisation à Ouagadougou s’inscrit dans une vague de contestations plus large, touchant plusieurs régions d’Afrique et d’Amérique latine, dénonçant une interventionnisme jugé brutal et illégitime.