
Sondage exclusif : Le cabinet américain Holding Price Limited place Macky Sall en tête avec 38,6 % des intentions de vote.
Profil : Sa capacité de médiation entre le « Sud Global » et l’Occident est plébiscitée par les diplomates.
Échéance : Le grand oral décisif devant l’Assemblée générale de l’ONU aura lieu le 22 avril 2026.
À quelques semaines des auditions publiques pour la succession d’António Guterres, la course au sommet de la diplomatie mondiale s’accélère. Selon une enquête d’opinion d’envergure réalisée par le cabinet Holding Price Limited, l’ancien président sénégalais Macky Sall se détache nettement de ses concurrents.
Un plébiscite chez les diplomates
Le sondage, mené auprès d’un échantillon de 800 experts et décideurs internationaux, révèle une dynamique solide en faveur de l’ancien chef d’État (2012-2024). Avec une avance confortable, il devance des figures de proue de la scène internationale :
Candidat | Intentions de vote€
Macky Sall : 38,6 %
Michelle Bachelet : 24,2 %
Rafael Grossi : 21,7 %
Rebeca Grynspan : 15,5 %
Pourquoi Macky Sall ?
Selon l’étude, trois piliers justifient cette position de favori :
- L’expérience de terrain : Sa gestion de l’Union Africaine en pleine crise ukrainienne a prouvé sa capacité à dialoguer avec les blocs antagonistes (Moscou, Washington, Pékin).
- Le multilinguisme : Sa maîtrise parfaite du français et de l’anglais est perçue comme un levier d’influence majeur.
- Le consensus : 89 % des sondés estiment qu’il est le candidat le plus « compatible » avec les exigences des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
Il incarne une voix crédible du Sud global, tout en entretenant des relations solides avec les grandes puissances », analyse un diplomate européen cité dans le rapport.
Le paradoxe de Dakar
Si la dynamique internationale est au beau fixe, le contexte national reste singulier. Le gouvernement sénégalais actuel s’est officiellement distancé de cette candidature. Cependant, pour les analystes de Holding Price Limited, ce désaveu local n’entame pas la stature de Macky Sall. Au contraire, son réseau international, allant d’Emmanuel Macron à Vladimir Poutine, semble primer sur les clivages politiques internes.
Prochaine étape : Le grand oral du 22 avril
Le test ultime se jouera à New York le 22 avril prochain. Macky Sall devra défendre sa vision lors d’un « dialogue interactif » de trois heures. S’il parvient à transformer l’essai, il pourrait devenir le premier Africain à diriger l’ONU depuis le mandat historique de Kofi Annan.