
Le 8 juillet, au palais présidentiel de Niamey, ce fut une journée bien différente de celles de Nairobi, où Emmanuel Macron a crié « hé, hé, hé », ou de Damas, où l’actualité avait été marquée par des attentats .La diplomatie du Niger était fondée sur le respect mutuel et celle des autres États du Sahel, s’est illustrée lors de cette rencontre. Elle repose sur le respect des règles de conduite protocolaire, des codes diplomatiques et du protocole. Son fondement réside dans l’ordre protocolaire. L’accueil du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est déroulé selon le rang et l’ancienneté des diplomates. L’étiquette impose le respect des codes vestimentaires. Sur ces images, nous pouvons voir cette séquence du cérémonial, ainsi que la disposition des sièges lors des rencontres officielles. Cette rencontre des pays de l’AES a été organisée dans le respect des règles diplomatiques, conformément à la Convention de Vienne. Les principes fondamentaux de cette journée étaient le respect de la souveraineté des États de l’AES, de leur égalité et de leur indépendance, ainsi que la confidentialité des échanges qui ont eu lieu afin de favoriser des négociations sereines. Le multilatéralisme a également permis aux pays de l’AES de collaborer pour répondre aux enjeux communs. Tous ces éléments ont été respectés. La différence est frappante avec certaines rencontres internationales, notamment le sommet Forbes Awards de Nairobi ou encore le G7, où Donald Trump semblait occuper une place dominante. À Niamey, Sergueï Lavrov était assis au même rang que les dirigeants africains. Dès l’accueil diplomatique, le protocole a donné le ton d’une diplomatie fondée sur le respect et le pragmatisme. Fort de son expérience, le général Abdourahamane Tiani a fait preuve d’humilité, illustrant ainsi la manière dont un État accueille une délégation étrangère. Sans longs discours, le pragmatisme a prévalu, avec une volonté affirmée de renforcer les relations avec les États de l’AES.Sergueï Lavrov a communiqué l’essentiel : « Nous nous engageons à soutenir les États du Sahel. Nous partageons des renseignements, des formations et des informations. »
L’essentiel de cette rencontre du 8 juillet 2026
Le 8 juillet 2026, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a été reçu par le président nigérien Abdourahamane Tiani. Cette entrevue s’est déroulée en marge des deuxièmes consultations ministérielles entre la Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES), auxquelles ont également pris part les chefs de la diplomatie du Burkina Faso et du Mali. Cette rencontre constitue une réaffirmation de la volonté de ces trois États de consolider leurs relations.
Consolidation du partenariat bilatéral
Les discussions ont porté sur le renforcement des liens entre Moscou et Niamey, dynamisés par la réouverture de l’ambassade de Russie au Niger plus tôt cette année. Les deux nations ont exprimé leur volonté commune d’intensifier leur coopération, notamment dans les domaines suivants :
- Domaines stratégiques : commerce, investissements, économie et échanges humanitaires.
- Cadre légal : modernisation et amélioration du cadre juridique et conventionnel bilatéral.
Ces États ont également signé des partenariats dans le domaine de la défense.
Convergence des visions internationales
Moscou et Niamey ont réaffirmé leur volonté de promouvoir un ordre mondial multipolaire, respectueux du droit international et du rôle de l’ONU. Un point d’accord majeur a été souligné concernant le rejet des pratiques néocoloniales et des mécanismes d’exploitation perçus comme imposés par l’Occident. Par ailleurs, la Russie a réitéré son appui aux autorités nigériennes en matière de sécurité et de développement durable dans la région du Sahara-Sahel.
Préparatifs du sommet Russie-Afrique 2026
La visite a également permis d’officialiser la transmission de l’invitation du président Vladimir Poutine aux dirigeants de l’AES pour le troisième sommet Russie-Afrique. Après les éditions de Sotchi (2019) et de Saint-Pétersbourg (2023), cette nouvelle rencontre au sommet est programmée pour octobre 2026 à Moscou.
REGARD SUR LE SOMMET FRANCE-AFRIQUE À NAIROBI
Or, lors du sommet Summit for Awards, seul Emmanuel avait le micro et il a monopolisé la parole. À part les promesses qui n’ont finalement pas été tenues, rien de concret n’a été défini lors de cette dernière rencontre. À Damas, cela s’est terminé par un attentat.