
Symbole fort d’une Afrique qui prend son destin en main, la Tanzanie et l’Égypte ont inauguré, ce samedi 22 août 2026, le projet hydroélectrique Julius Nyerere de 2 115 mégawatts, généré par neuf turbines géantes de 235 mégawatts chacune. Un géant infrastructurel d’une capacité de stockage colossale d’environ 34 milliards de mètres cubes d’eau, assurant une régulation optimale des flux, ainsi qu’un poste de commutation de 400 kilovolts, relié au réseau national tanzanien via les lignes Chalinze 1 et Chalinze 2, conçu pour s’affranchir des dépendances énergétiques extérieures.
Un colosse technologique au service du développement
Situé dans la région de Mkalinju, ce chantier monumental concrétise un rêve de longue date pour la Tanzanie. Réalisé par le consortium égyptien formé par les poids lourds Arab Contractors et Elsewedy Electric, l’ouvrage illustre avec éclat l’excellence de la coopération Sud-Sud.
La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence de la présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, et du Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, représentant le président Abdel Fattah Al-Sissi.
Des chiffres hors normes
Avec cet aménagement d’envergure, la région se dote d’une infrastructure de premier plan sur le fleuve Rufiji :
- Une puissance installée de 2 115 mégawatts, générée par neuf turbines géantes de 235 mégawatts chacune.
- Un barrage en béton monumental de 1 036 mètres de long et 131 mètres de haut.
- Une capacité de stockage colossale d’environ 34 milliards de mètres cubes d’eau, assurant une régulation optimale des flux.
- Un poste de commutation de 400 kilovolts, relié au réseau national tanzanien via les lignes Chalinze 1 et Chalinze 2.

Vers une émancipation géopolitique
Au-delà de la prouesse technique, cet événement revêt une dimension géopolitique majeure. En se dotant d’une telle source d’énergie, la Tanzanie renforce significativement son autonomie électrique et réduit sa vulnérabilité extérieure.
Comme l’a souligné le Premier ministre égyptien lors de la cérémonie, cet accomplissement témoigne de la capacité des nations africaines à bâtir leur propre avenir durable grâce à la fraternité, la vision commune et la maîtrise des compétences techniques locales et continentales.