
À l’occasion de ce 66e anniversaire du Gabon, Brice Oligui appelle la population à l’unité nationale. Par ailleurs, il exhorte la jeunesse à ne pas céder face au chômage. Brice entend donner à la jeunesse l’espoir de vivre. Dans son discours, le chef de l’État gabonais affirme : « L’indépendance ne se commémore pas, elle s’exerce.
Plus qu’une date, un impératif de souveraineté
« L’indépendance ne se commémore pas, elle s’exerce. » En substance, c’est le message fort adressé par le Général d’armée du palais Rénovation à ses concitoyens. Pour Libreville, l’heure n’est plus à la simple célébration mémorielle, mais à l’affirmation d’une autonomie stratégique. Décider souverainement de son destin, c’est d’abord reprendre le contrôle des leviers vitaux du pays : maîtriser les ressources naturelles, consolider les institutions républicaines et façonner un modèle de développement endogène, affranchi des schémas exogènes.
Cette quête de souveraineté passe inévitablement par une cure de jouvence infrastructurelle et énergétique. Alors que les défaillances du réseau entravent encore trop souvent le quotidien des ménages et l’essor des entreprises, le chef de l’État a placé la production d’énergie et la modernisation des équipements au rang des urgences nationales.
Miser sur la jeunesse et l’économie des services
Au cœur de la vision présidentielle, le capital humain demeure la pierre angulaire du nouveau cycle de développement gabonais. Conscient du défi démographique et de l’impératif d’inclusion sociale, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis l’accent sur une refonte pragmatique de la formation professionnelle.
L’ambition affichée est claire : rompre avec l’inadéquation entre l’école et le marché du travail en orientant massivement la jeunesse vers les bassins d’emplois immédiats.
Les secteurs clés ciblés :
- L’hôtellerie et la restauration
- L’accueil et les services
- Les filières techniques génératrices de valeur ajoutée à court terme
L’appel du large et l’exigence urbaine
Le sursaut national convoqué par le sommet de l’État ne se limite pas aux frontières nationales. En tendant la main à la diaspora gabonaise, le président de la Transition reconnaît le rôle crucial que peuvent jouer les talents établis à l’étranger. Vecteurs de compétences, d’investissements et d’influence, les Gabonais de la diaspora sont invités à prendre toute leur part dans l’édification du pays et son rayonnement international.
Ce devoir de participation s’applique également à l’intérieur, notamment sur le plan urbanistique. Dans une capitale, Libreville, en quête de métamorphose, l’appel à la responsabilité des propriétaires d’immeubles et de chantiers abandonnés sonne comme un rappel à l’ordre salutaire. La reconquête de l’espace urbain participe directement de la dignité retrouvée de la nation.
Les trois piliers d’un nouveau cycle
Souveraineté économique, modernisation structurelle et valorisation du capital humain : à travers cette feuille de route, Brice Clotaire Oligui Nguema esquisse les contours d’un Gabon réinventé. Reste désormais à transformer ces engagements en réalisations concrètes pour que le 66e anniversaire marque, dans les faits, l’acte de naissance d’une nation définitivement réconciliée avec son potentiel