
Dans une volonté d’ancrer durablement sa stratégie de développement régional, l’Algérie a décidé de muscler son dispositif de suivi des accords signés avec le Niger et le Tchad. Sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune, un comité sectoriel dédié a été mis en place pour transformer les engagements diplomatiques en réalités économiques palpables.
Une task-force sous la houlette de la diplomatie
Le signal est fort. Lors du dernier Conseil des ministres, le chef de l’État algérien a tranché : la coopération avec Niamey et N’Djamena ne doit souffrir d’aucun temps mort. Pour garantir le respect des délais et l’efficacité des chantiers, c’est le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, qui a été désigné pour piloter un comité sectoriel de suivi.
Cette instance aura pour mission de superviser, sur le terrain, la progression des projets de coopération, s’assurant que chaque accord scellé se traduise par des résultats concrets pour les populations concernées.
L’énergie, moteur de l’intégration
Si le champ de la coopération est vaste, une priorité se détache nettement : l’électricité. Conscient des besoins critiques des citoyens nigériens et tchadiens, le président Tebboune a insisté sur l’impératif de développer rapidement les infrastructures de production énergétique.
Pour Alger, il ne s’agit pas seulement d’un appui technique, mais d’une véritable pierre angulaire destinée à :
Bâtir des bases économiques solides dans la sous-région.
Encourager des investissements authentiques et durables.
Favoriser une vision intégrée pour le développement commun de l’Algérie, du Niger et du Tchad.
Une vision au service du voisinage
Au-delà des accords bilatéraux, ce dispositif témoigne de la volonté d’Alger de jouer un rôle de moteur dans la stabilité et la prospérité régionale. En misant sur une coopération pragmatique et structurée, l’Algérie entend démontrer que les intérêts communs peuvent devenir un puissant levier d’intégration régionale.
Avec la mise en place de ce comité, l’administration algérienne se dote désormais d’un outil de pilotage resserré, capable de lever les obstacles opérationnels et de maintenir une cadence soutenue dans la concrétisation de ce partenariat stratégique.