
L’homme qui s’impose désormais comme le maillon fort de la politique africaine sur l’échiquier international a fait sensation en République de Corée. À l’occasion du Forum de Jeju pour la paix et la prospérité, l’ancien président sénégalais Macky Sall a volé la vedette aux autres figures mondiales, s’affirmant un peu plus comme le successeur idéal d’António Guterres à la tête des Nations Unies.
Dans les couloirs du pouvoir mondial, le constat est unanime : si la proclamation des résultats pour le prochain Secrétaire général de l’ONU pouvait être anticipée, Macky Sall aurait déjà remporté la mise. Même dans les cercles diplomatiques les plus restreints, l’ancien président de l’Union Africaine porte déjà le blouson d’une victoire incarnée.
Lors du panel de haut niveau intitulé « Réinventer le multilatéralisme », où se bousculaient pourtant de potentiels candidats à la succession d’António Guterres aux côtés de personnalités comme Michelle Bachelet ,Rafael Grossi ,Rebeca Grynspan,Virginia Gamba, seule la voix de Macky Sall a régné. Elle fut, de loin, la mieux écoutée.
Le plaidoyer du maîtrisard des enjeux globaux
Maîtrisard incontesté des enjeux économiques, politiques et sociaux, Macky Sall a profité de cette tribune ce jeudi 25 juin pour tracer les contours de ce qui ressemble déjà à sa future gouvernance sur la scène internationale. Face aux crises géopolitiques, sécuritaires et climatiques qui fragmentent le monde, l’ex-chef d’État a réaffirmé l’urgence absolue de restaurer la confiance dans l’ONU et le système multilatéral.
« Il est essentiel de rétablir la confiance dans le multilatéralisme et dans l’ONU », a-t-il martelé, rappelant que l’organisation reste le seul cadre indispensable pour le dialogue et la recherche de solutions collectives.
Avec la stature d’un leader visionnaire, il a insisté sur le rôle crucial du Secrétaire général des Nations Unies, qu’il conçoit comme un « bâtisseur de ponts » et un « catalyseur de coopération » au milieu des tensions actuelles. Macky Sall a également plaidé pour que la résilience devienne le principe directeur du prochain agenda mondial, afin que les institutions soient enfin armées face aux chocs économiques et sanitaires.
L’Afrique au sommet de la diplomatie mondiale
Depuis son départ du pouvoir en avril 2024, le leader sénégalais enchaîne les sommets stratégiques. Mais sa prestation à Jeju marque un tournant majeur. À l’invitation des autorités sud-coréennes, Macky Sall a prouvé qu’il est l’homme providentiel capable de redorer l’image de l’Afrique à l’international.
Après avoir chaleureusement remercié ses hôtes, l’ancien président a quitté la Corée en laissant une certitude : l’Afrique, à travers sa voix, n’est plus seulement spectatrice de la gouvernance mondiale, elle candidate légitimement pour la diriger.