
C’est un véritable plébiscite. Mercredi dernier, lors du scrutin de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Zimbabwe a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2027-2028. Avec un score écrasant de 182 voix sur 191, Harare signe son grand retour sur la scène internationale.
Dès le 1er janvier 2027, le pays d’Afrique australe entamera son troisième mandat historique (après ceux de 1983-1984 et 1991-1992), siégeant aux côtés d’autres nouveaux élus comme l’Autriche, le Portugal et Trinité-et-Tobago, en remplacement du Danemark, de la Grèce, du Pakistan, du Panama et de la Somalie.
Les quatre(4) piliers d’une victoire diplomatique majeure
Ce triomphe n’est pas le fruit du hasard. Il couronne une stratégie de reconquête internationale axée sur plusieurs leviers majeurs :
- Une offensive diplomatique globale et acharnée
Le Zimbabwe a mené une campagne de lobbying intensive de plusieurs mois. Les émissaires de Harare ont sillonné la planète de l’Afrique à l’Europe, en passant par l’Asie, les Caraïbes et le Pacifique pour bâtir un consensus large et solide autour de sa candidature.
- Un engagement concret pour la paix et le climat
Le pays a su démontrer sa valeur ajoutée sur le terrain. En renforçant sa participation active aux opérations de maintien de la paix, aux initiatives de sécurité régionales et à la diplomatie climatique, le Zimbabwe s’est repositionné comme un acteur constructif et indispensable face aux crises contemporaines.
- La promesse d’un ordre mondial plus juste
Le président Emmerson Mnangagwa a su capitaliser sur le besoin de renouveau des institutions. En prônant le multilatéralisme et un ordre mondial plus équilibré, le Zimbabwe s’est positionné comme le porte-voix idéal des nations en développement.
- Le leadership et les priorités africaines
Harare a articulé sa campagne autour des urgences du continent. Au cours de son mandat, le pays entend bien peser de tout son poids sur des dossiers cruciaux :
- La lutte contre le terrorisme
- La consolidation de la paix et la prévention des conflits
- La sécurité climatique
- La réforme tant attendue des institutions internationales