En marge du 7e Sommet de la CICA qui se tient actuellement en Azerbaïdjan, les ministres des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, et chinois, Wang Yi, se sont réunis pour afficher un front uni face à une scène internationale jugée de plus en plus volatile.

Une alliance face aux crises régionales
Devant la presse, le chef de la diplomatie russe a d’emblée planté le décor d’un monde en crise. « Depuis notre dernière rencontre à Cholpon-Ata, la situation internationale n’est pas devenue moins complexe, tant au Moyen-Orient que dans d’autres régions », a souligné Sergueï Lavrov. Face à ces turbulences, Moscou et Pékin entendent capitaliser sur le 25e anniversaire de leur Traité de bon voisinage et de coopération amicale, célébré en juillet dernier, pour réaffirmer la solidité de leur axe stratégique.
Sommets en série et boom économique
Cette rencontre s’inscrit dans un ballet diplomatique ininterrompu entre les deux géants. Après les sommets bilatéraux de mai en Chine et d’août à Bichkek, Vladimir Putin et Xi Jinping se retrouveront dès le mois prochain à Shenzhen, à l’occasion du Sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC).
Sur le plan bilatéral, les indicateurs économiques sont au vert fixe. Sergueï Lavrov s’est félicité d’une hausse de 25 % des échanges commerciaux sur les huit premiers mois de l’année 2026, projetant avec certitude un nouveau record historique d’ici la fin de l’année.
Le front sino-russe dans les institutions multilatérales
Au-delà de l’économie, c’est le poids géopolitique de ce duo que le ministre russe a tenu à valoriser, qualifiant le partenariat de « rôle stabilisateur essentiel » à l’échelle mondiale. Rappelant la convergence quasi totale de leurs positions, Moscou appelle à une coordination encore plus offensive et efficace au sein des instances clés :
- À l’ONU : En faisant bloc en tant que membres permanents du Conseil de sécurité.
- Dans les coalitions émergentes : À travers une action concertée au sein de l’OCS, des BRICS, du G20 et des formats de partenariat avec l’ASEAN.
« La situation internationale l’exige », a conclu le ministre russe, signant une volonté claire de bousculer l’ordre multilatéral occidental traditionnel.