25 mai 2026, 11:24 am

SÉNÉGAL : LE SÉISME POLITIQUE PERMANENT, EL MALICK NDIAYE CLAQUE LA PORTE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE !

C’est un coup de tonnerre qui vient de secouer la République du Sénégal. Quarante-huit heures à peine après le limogeage fracassant du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, annonce sa démission. En l’espace de deux jours, l’architecture du pouvoir sénégalais s’est littéralement fissurée.

Le choix du silence et de la rupture

C’est par le biais d’un communiqué publié ce dimanche 24 mai sur sa page Facebook qu’El Malick Ndiaye a choisi de rompre les rangs. Évoquant « une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l’État », le désormais ex-patron de l’hémicycle tente de donner une hauteur institutionnelle à ce qui ressemble à s’y méprendre à une crise politique majeure au sommet de l’État.
Officiellement, il s’agit d’un « choix personnel, guidé par sa conception des institutions et de l’intérêt supérieur de la Nation ». Mais entre les lignes, le message est clair : le malaise est profond.

Un mandat éclair et historique

À 41 ans, le porte-parole du PASTEF avait marqué l’histoire en devenant, le 2 décembre 2024, le plus jeune président de l’histoire de l’Assemblée nationale sénégalaise, propulsé au perchoir par une majorité confortable de 134 voix sur 163. Moins de six mois plus tard, le surdoué de la communication du parti au pouvoir tire sa révérence, laissant derrière lui une institution en plein flou artistique.

Le spectre d’Ousmane Sonko

Impossible de détacher cette démission du séisme survenu l’avant-veille. Le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature a rebattu toutes les cartes. Alors que le destin politique du leader du PASTEF est sur toutes les lèvres, beaucoup voient dans le départ d’El Malick Ndiaye une manœuvre subtile pour libérer le perchoir.
Le scénario dans toutes les têtes : Ousmane Sonko, dont le mandat de député avait été suspendu lors de son entrée au gouvernement, s’apprête-t-il à faire un retour fracassant à l’Assemblée pour en prendre le contrôle ?
Dans son message de départ, El Malick Ndiaye s’est bien gardé de commenter ces spéculations, préférant saluer élégamment les militants du PASTEF ainsi que les députés de la majorité et de l’opposition. Il assure vouloir poursuivre son engagement au service du pays, sans préciser sous quelle forme.

Vers une recomposition totale

Avec la Primature vacante et une Assemblée nationale désormais sans tête, le Sénégal entre dans une zone de fortes turbulences et de recomposition institutionnelle. Le tandem Faye-Sonko, qui avait suscité tant d’espoirs, traverse sa plus grande épreuve du feu. Reste à savoir si cette transition se fera dans l’ordre, ou si le pays s’apprête à vivre une crise institutionnelle sans précédent.

Par la rédaction | Publié le 24 mai 2026

Redige par: clement Djomangola

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez

Espace annonceur

Les Plus commentés

NOTE : Plus jamais ça
AES:LES TROIS ÉTATS OFFICIALISENT LA CRÉATION D’UNE COMPAGNIE AÉRIENNE COMMUNE
EGYPT/ KUWAIT / CAIRO’S FM IN TALKS ON INVESTMENT, REGIONAL ISSUES
SÉNÉGAL : 10,57 MILLIONS DE BARILS DE PÉTROLE COMMERCIALISÉS EN 5 MOIS

Articles qui pourraient vous plaire

Rechercher ...

Téléchargez notre application For you Media Africa dès maintenant

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives à l’appareil. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et afficher des publicités personnalisées. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir des conséquences négatives sur certaines caractéristiques et fonctions.