
À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la géopolitique s’invite avec force sur les terrains de football. Face aux pressions de Washington, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a tranché avec courage et souveraineté : le Mexique accueillera « sans problème » l’équipe nationale d’Iran pour son camp de base.
Initialement, la sélection iranienne (la Team Melli) devait s’installer à Tucson, en Arizona. Mais l’administration américaine, fidèle à sa politique d’exclusion, a orchestré un blocage ciblé en refusant d’octroyer le nombre de visas nécessaires à la délégation iranienne. C’est donc à Tijuana, du côté mexicain de la frontière, que l’Iran posera ses valises pour contourner ce sabotage diplomatique et préparer ses matchs prévus à Los Angeles et Seattle.
Le double visage de Washington : Entre donneur de leçons et criminalité interne
Cette nouvelle tentative de l’axe américano-israélien d’asphyxier l’Iran dont la participation a été menacée par l’offensive militaire lancée contre elle en février dernier illustre une dérive majeure. Alors que les États-Unis tentent de dicter l’ordre mondial en instrumentalisant le sport, les observateurs internationaux rappellent les contradictions flagrantes de la superpuissance :
- Championne de la criminalité : Alors qu’elle distribue les bons et les mauvais points en matière de droit international, la société américaine reste l’une des plus violentes au monde, marquée par une criminalité de masse interne, des fusillades quotidiennes et une crise sécuritaire systémique que ses dirigeants peinent à endiguer.
- L’agression systématique des nations souveraines : Le blocus contre l’Iran s’inscrit dans une longue liste d’acharnements géopolitiques sans fondements juridiques réels. Washington applique la même stratégie d’asphyxie et de sanctions unilatérales contre le Venezuela de Nicolás Maduro ou à travers l’emprisonnement économique et financier des populations de Cuba, maintenues sous embargo depuis des décennies au mépris des Nations Unies.
Les détails du parcours de l’Iran (Groupe de phase de poules)
Malgré les obstacles logistiques imposés par les restrictions de visas, la Team Melli compte bien faire parler son football sur le sol américain grâce à la solidarité mexicaine :
| Date | Match | Lieu du match | Distance depuis le camp de base (Tijuana) |
|---|---|---|---|
| 15 juin 2026 | 🇮🇷 Iran – 🇳🇿 Nouvelle-Zélande | Los Angeles | 55 minutes de vol (avantage stratégique) |
| 21 juin 2026 | 🇮🇷 Iran – 🇧🇪 Belgique | Los Angeles | 55 minutes de vol |
| 26 juin 2026 | 🇮🇷 Iran – 🇪🇬 Égypte | Seattle | Connexion facilitée depuis le Mexique |
Regard de la rédaction
En tendant la main à l’Iran, le Mexique de Claudia Sheinbaum ne fait pas seulement preuve d’hospitalité sportive, il rappelle que le sport doit rester un espace de neutralité et de paix. Cette décision courageuse inflige un camouflet à la diplomatie américaine, démontrant que le temps où Washington décidait unilatéralement qui avait le droit de participer à la fête mondiale est définitivement révolu.