
Trop, c’est trop. À l’Occident qui persiste à croire que l’Afrique est condamnée à dépendre de ses anciennes tutelles ou à troquer simplement une tutelle contre une autre, comme le suggèrent ceux qui caricaturent sa démarche en pensant qu’elle remplace l’Europe par la Russie, la réponse est tombée, implacable. Intervenant le 1er septembre 2026 à Bichkek, lors du 26e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, le Président du Conseil du Togo, SEM. Faure Essozimna Gnassingbé, a balayé d’un revers de main ces visions condescendantes et dépassées. Dans une note qu’il a citée : « Notre ambition ne doit pas être de remplacer une domination par une autre, ni un bloc par plusieurs blocs concurrents. » Pour le continent, l’émergence de nouveaux partenaires n’est en rien un acte d’allégeance aveugle, mais une opportunité historique majeure. C’est le moyen de « diversifier nos relations, de réduire certaines dépendances et surtout de mieux choisir nos partenariats en fonction de nos propres priorités. »
La fin des dogmes et de la vassalité
L’argument occidental selon lequel l’Afrique chercherait de nouveaux maîtres est un sophisme que les faits pulvérisent. Le chef de l’État togolais a mis fin à ces faux débats en martelant une vérité fondamentale : « Notre ambition ne doit pas être de remplacer une domination par une autre, ni un bloc par plusieurs blocs concurrents. »
Pour le continent, l’émergence de nouveaux partenaires n’est en rien un acte d’allégeance aveugle, mais une opportunité historique majeure. C’est le moyen de « diversifier nos relations, de réduire certaines dépendances et surtout de mieux choisir nos partenariats en fonction de nos propres priorités. »

Vers un monde multipolaire affranchi de la tutelle occidentale
L’Occident doit se faire une raison : le temps du monopole et des injonctions est révolu. Nous vivons désormais dans un monde multipolaire qui « nous donne davantage de choix, » où le multilatéralisme doit s’imposer non comme un slogan creux, mais comme le cadre garantissant le droit d’exercer ces choix en toute liberté.
Face aux réflexes paternalistes qui persistent à dicter aux pays africains avec qui commercer ou coopérer, le message panafricain est clair et direct. Un ordre mondial plus juste exige plus qu’une simple représentation symbolique : il exige de doter le Sud d’une « véritable capacité de choix, » permettant à nos nations de « financer leur développement, transformer leurs ressources et créer davantage de valeur chez eux. »
L’Afrique ne mendie plus des alliances ; elle bâtit son destin, refuse les substitutions de chaînes et impose ses propres règles du jeu sur l’échiquier international.