
Les tractations diplomatiques reprennent de plus belle entre Kinshasa et l’État hébreu. Lors d’un entretien officiel tenu le 1er septembre 2026 à Jérusalem, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont annoncé leur volonté commune de poursuivre les consultations pour concrétiser deux projets majeurs : l’ouverture d’une ambassade résidente d’Israël à Kinshasa et le transfert de la représentation diplomatique congolaise de Tel-Aviv à Jérusalem.

Un projet diplomatique relancé après trois ans d’attente
Cette déclaration conjointe, publiée à l’issue de cette visite de travail, redynamise un dossier initié en septembre 2023 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Si le principe d’un échange d’ambassades à forte charge symbolique avait déjà été acté, sa mise en œuvre était restée au stade des discussions. Aucun calendrier précis n’a toutefois été dévoilé par les deux gouvernements pour finaliser ce basculement diplomatique.
Une coopération élargie aux secteurs stratégiques
Au-delà de la question des chancelleries, cette visite de Félix Tshisekedi sa seconde en Israël après celle d’octobre 2021 a permis d’élargir le spectre de la coopération bilatérale. Les entretiens ont mis l’accent sur des secteurs clés tels que la sécurité, la défense, l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. Une dynamique renforcée par la signature, le 27 juillet dernier, de mémorandums d’entente par la cheffe de la diplomatie congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner. Une délégation menée par le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, avait également balisé le terrain en amont sur l’innovation technologique et l’insertion professionnelle des jeunes.
Vers la consolidation d’un partenariat multidimensionnel
Ce rapprochement s’inscrit dans une séquence d’intensification des relations amorcée par Félix Tshisekedi dès mars 2020 à Washington, puis consolidée par la visite historique d’Isaac Herzog à Kinshasa en novembre 2025. Alors que la RDC fait face à d’importants défis sécuritaires dans sa partie orientale, ce partenariat multisectoriel témoigne de la volonté de Kinshasa de diversifier ses alliances stratégiques sur la scène internationale.