
L’Institut Universitaire de la Côte (IUC), pôle d’excellence en ingénierie informatique en Afrique, a célébré, ce 5 septembre 2026, la sortie solennelle de sa 21e promotion. Une cérémonie placée sous le haut patronage de son Président-directeur général, Paul GUIMEZAP, et qui s’est déroulée en présence du Dr Pierre ZOUNDEL, Directeur général du CCNB (Collège communautaire du Nouveau-Brunswick). Cet événement a été l’occasion de mettre en lumière les performances des lauréats, la vocation professionnelle des formations et le rayonnement international de l’établissement. Après deux années de formation dispensées selon les normes canadiennes, dans le cadre d’un partenariat d’excellence avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, qui dure depuis 2002, l’IUC garantit des diplômes reconnus au Canada. La particularité de ce partenariat réside notamment dans le fait que des enseignants canadiens viennent chaque année évaluer les enseignements et dispenser des cours. Au total, 48 étudiants camerounais, issus de divers horizons, ainsi que des étudiants étrangers, qui contribuent également au rayonnement et à la diversité de la formation, ont reçu leurs parchemins dans deux filières majeures : Programmation et Applications Mobiles (PAM) et Réseaux Sécuritaires et Informatique (RSI). À cette cohorte s’ajoutent 42 femmes entrepreneures et start-upeuses certifiées dans le cadre du programme Savoir Sphère, un projet du gouvernement canadien financé par Affaires mondiales Canada. Ce programme vise à contribuer à la réduction de la fracture numérique entre les genres, en renforçant les compétences des femmes en gestion et en favorisant la digitalisation des entreprises grâce à l’intelligence artificielle.

Deux filières, une même exigence : l’excellence
Dans la filière Programmation et Applications Mobiles, 25 étudiants ont reçu leurs parchemins, tandis que 23 lauréats ont été diplômés en Réseaux Sécuritaires et Informatique. Les résultats enregistrés témoignent du niveau d’exigence de la formation :
En PAM, le major a obtenu une moyenne de 16,31/20, suivi d’un autre lauréat avec 15,90/20.
En RSI, le major de la promotion affiche une remarquable moyenne de 16,63/20.

MAJOR DE LA 21ᵉ PROMOTION EN PROGRAMMATION ET APPLICATIONS MOBILES (PAM) ET EN RÉSEAUX, SÉCURITÉ ET INFORMATIQUE : LEUN Emmanuel DITCHOU Michael

MAJOR DE LA 21ᵉ PROMOTION EN PROGRAMMATION ET APPLICATIONS MOBILES (PAM) DE L’IUC : ZUTEU Henry William
Pour la direction de l’IUC, ces performances traduisent une méthode pédagogique fondée sur la pratique, l’encadrement et la proximité avec le monde professionnel. Prenant la parole devant les diplômés, les familles et les partenaires, le Président-PDG Paul Guimezap a rappelé l’ambition de l’établissement :
« Il ne s’agit point d’une formation au rabais, mais bien d’un diplôme canadien authentique ouvrant la voie à la poursuite d’études supérieures. »
« Les analphabètes des temps modernes » seront ceux qui ignorent le numérique
Dans son intervention, Paul Guimezap a replacé la formation informatique dans les enjeux de société, affirmant un constat fort :
« Ceux qui n’ont pas de connaissances en informatique sont les analphabètes des temps modernes. »
Cette vision a conduit l’IUC à investir massivement environ un milliard de francs CFA dans les infrastructures, la connectivité, les équipements et la mobilisation de formateurs venus du Canada.
Une formation conçue pour l’emploi et l’intelligence artificielle
Au-delà du parchemin, l’IUC insiste sur la finalité professionnelle des cursus axés sur :
- Le développement web et la conception d’applications
- L’administration des réseaux et la maintenance informatique
- La cybersécurité et les solutions numériques
Dans un contexte marqué par l’essor spectaculaire de l’intelligence artificielle, l’IUC intègre cette technologie comme un levier d’innovation, de transformation et d’optimisation des processus, anticipant ainsi les métiers de demain.
Un partenariat international de référence
La coopération historique avec le Collège Communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) au Canada, active depuis 2002, permet de développer des programmes certifiants (Cisco, Huawei, Microsoft) et des passerelles vers l’international. Plusieurs centaines d’ingénieurs formés à l’IUC évoluent aujourd’hui en France, illustrant la portée mondiale de l’institution.
SavoirSphère :
Autonomiser les femmes par le numérique
Coordonné par Tsopbeng Kenfack David, responsable des certifications à l’IUC, le projet SavoirSphère (financé par les Affaires mondiales du Canada) vise à combler le fossé numérique entre les genres. Il accompagne les femmes dans l’utilisation des outils digitaux, de la gestion et de l’intelligence artificielle. Lors de cette 21e édition, ce sont 42 femmes entrepreneures et start-upeuses qui ont été officiellement certifiées au Cameroun et au Sénégal.

Conclusion
Vingt et une promotions plus tard, l’ambition de l’IUC demeure intacte : faire de la technologie et de l’intelligence artificielle de véritables moteurs d’employabilité, d’innovation et de développement pour le Cameroun et l’Afrique.