« Quand nous parlons de souveraineté, nous posons des actes. » Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a placé l’inauguration du nouveau complexe d’amphithéâtres de l’Université Nazi-Boni sous le signe de la souveraineté et de la modernisation de l’enseignement supérieur. À l’issue de la cérémonie d’inauguration, vendredi à Bobo-Dioulasso, le chef de l’État s’est entretenu avec les étudiants dans le nouvel amphithéâtre de1 200 places, appelant à voir dans cette infrastructure bien davantage qu’un simple ouvrage universitaire. « Ce n’est point une simple coupure de ruban, c’est un autre symbole de notre refus de la fatalité », a déclaré Ibrahim Traoré devant les étudiants, selon les propos rapportés lors de la cérémonie.
Pour le président du Faso, la réalisation de cette infrastructure traduit la volonté des autorités de concrétiser leur vision de la souveraineté nationale par des investissements visibles dans des secteurs jugés prioritaires, au premier rang desquels l’éducation et la formation.
Le nouveau complexe doit contribuer à améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage des étudiants de l’Université Nazi-Boni, confrontée comme d’autres établissements d’enseignement supérieur du pays à des besoins croissants en infrastructures.

Un engagement pour les universités
Face aux étudiants, Ibrahim Traoré a réaffirmé l’engagement des autorités à poursuivre la modernisation des universités burkinabè. La construction et la réhabilitation des infrastructures universitaires sont présentées comme des leviers essentiels pour accompagner l’augmentation des effectifs et offrir aux jeunes des conditions d’études davantage adaptées. L’inauguration de ce complexe intervient ainsi dans une dynamique plus large visant à renforcer les capacités du système d’enseignement supérieur et à réduire les contraintes liées au manque d’infrastructures. Au-delà de sa capacité d’accueil, le nouvel amphithéâtre se veut également un symbole de la politique prônée par le pouvoir burkinabè, qui entend associer la notion de souveraineté à des réalisations concrètes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des infrastructures.
Devant les étudiants, le chef de l’État a ainsi insisté sur la nécessité de ne pas considérer les difficultés du pays comme une fatalité. « Quand nous parlons de souveraineté, nous posons des actes », a-t-il martelé.
Cette inauguration marque donc une nouvelle étape dans l’ambition affichée par les autorités burkinabè de transformer progressivement le paysage universitaire et de faire des investissements dans l’éducation un élément central de leur projet de développement.