Alger se lance discrètement vers sa quête d’indépendance économique. Après avoir entrepris le détrônement de la langue française dans ses filières scientifiques, l’Algérie s’attaque désormais de front aux flux de marchandises en provenance de Paris. Selon des enquêtes concordantes publiées par les magazines Marianne et le quotidien La Croix, Alger impose un embargo discret mais implacable sur la quasi-totalité des produits français.Tout ce qui est français est interdit.

Jusqu’ici, le marché algérien représentait une manne financière considérable pour l’ex-puissance coloniale. Sur un budget global d’importations annuelles estimé à 47,38 milliards de dollars, l’Algérie dépensait chaque année environ 4 milliards d’euros soit plus de 2 623 milliards de FCFA pour l’achat de marchandises françaises.
Désormais, les vannes se ferment. Dans les coulisses de l’administration algérienne, la consigne est claire : le « Made in France » doit être systématiquement écarté des Plans Prévisionnels d’Importation (PPI). Du blé français autrefois roi et aujourd’hui banni des appels d’offres de l’Office algérien des céréales (OAIC) jusqu’aux camions de la Protection civile, le boycott est quasi total. Seuls les dispositifs médicaux hautement stratégiques échappent encore à cette mesure. Face à ce séisme, Ségolène Royal, présidente de l’association France-Algérie, et la Chambre de commerce et d’industrie Algérie-France (CCIAF) tirent la sonnette d’alarme : « les entreprises françaises souffrent ».
L’éveil de l’Afrique : L’ère du partenariat gagnant-gagnant
Au-delà de la simple brouille diplomatique, cette décision traduit un changement de paradigme global qui secoue tout le continent africain. Les yeux des peuples et des dirigeants africains se sont ouverts. L’époque des marchés captifs, hérités des accords post-coloniaux asymétriques, est définitivement révolue.
L’Algérie, à l’instar d’autres géants du continent, refuse désormais les relations commerciales figées et déséquilibrées. Alger exige un partenariat authentiquement gagnant-gagnant. Si la France recule, le vide est immédiatement comblé par de nouveaux acteurs internationaux plus pragmatiques. La Chine s’impose désormais comme le partenaire clé et premier fournisseur de l’Algérie, talonnée par l’Italie.
Cette transition algérienne résonne comme un avertissement pour l’Europe : l’Afrique n’est plus un simple déversoir commercial, mais un continent souverain qui choisit ses alliés selon ses propres intérêts stratégiques.