
Suite aux attaques survenues le 30 juin dernier à Am-Dafok, en République centrafricaine (RCA), le gouvernement tchadien a réagi. À travers un communiqué officiel publié le 3 juillet, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger a formellement réfuté les allégations visant à impliquer les forces armées tchadiennes dans ces événements.
Une mise au point ferme
Dans une note signée par Dr Abdoulaye Sabour fadoul,le ministre en charge des affaires étrangères et de l’intégration africaine, a exprimé son étonnement et son indignation » face aux rumeurs relayées par certaines officines politico-médiatiques et sur les réseaux sociaux. Ces accusations, qui suggèrent une implication du Tchad dans un prétendu projet de déstabilisation de la RCA, sont qualifiées d’« outrageantes » et démenties avec la plus grande fermeté.
Pour les autorités tchadiennes, cette manœuvre ne relève pas du hasard : il s’agit d’une campagne de désinformation orchestrée pour ternir l’image du pays, fragiliser ses relations diplomatiques avec Bangui et semer le trouble entre deux peuples frères.
Réaffirmation des principes diplomatiques
Le Tchad réitère son attachement indéfectible au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, conformément aux chartes des Nations unies, de l’Union africaine et des textes de la CEEAC. « Le gouvernement du Tchad n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais partie prenante à une quelconque entreprise subversive dirigée contre un État voisin », martèle le communiqué.
Le ministère souligne par ailleurs la solidité des liens entre le Président Mahamat Idriss Déby Itno et ses homologues de la sous-région, notamment ceux de la RCA et des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), rappelant que la stabilité régionale repose sur une volonté commune de paix et de coopération.
Transparence et responsabilité
Face aux spéculations liant ces accusations à l’évolution de la coopération entre le Tchad et la France, le ministère balaie tout doute : tout partenariat international est mené dans la plus grande transparence et le respect mutuel.
Par cette note :
le gouvernement condamne ces tactiques de manipulation et appelle à la responsabilité collective. Il exhorte les acteurs politiques, les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de rigueur en privilégiant les faits établis et les sources officielles, loin des agitations malveillantes.
