21 juin 2026, 9:06 am

BAMAKO DÉCIDE DE SANCTIONNER TOUS LES COMPLICES DES TERRORISTES.

C’est par cet arrêté officiel signé le 18 juin 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, que l’État malien a inscrit douze personnalités sur sa liste nationale des sanctions financières ciblées. La mesure est immédiate et sans équivoque : le gel total de leurs biens et ressources économiques pour une durée de six mois renouvelable.
Dans la dynamique de la reconquête de sa souveraineté nationale et de la sécurisation globale de son territoire, le Mali passe à la vitesse supérieure. Les autorités maliennes viennent de déployer une arme financière majeure pour tarir les sources de déstabilisation du pays.

Une traque méthodique contre le financement de l’instabilité

Cette décision administrative s’appuie rigoureusement sur la législation nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Selon le texte officiel, les douze individus ciblés sont soupçonnés de complicité active, d’apologie du terrorisme, d’association de malfaiteurs ou de soutien logistique à des groupes armés terroristes, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
L’arrêté impose désormais une obligation stricte aux banques et établissements financiers opérant sur le territoire : identifier et bloquer instantanément le moindre avoir lié à ces personnes.

Des figures politiques, médiatiques et rebelles dans le collimateur

La liste publiée par les autorités met en lumière la diversité des profils visés, touchant aussi bien la sphère médiatique que des leaders d’opinion et des chefs de mouvements armés du Nord. Parmi les noms marquants inscrits comme complices présumés de l’instabilité, on retrouve :
Des acteurs des médias et influenceurs : Le journaliste Malick Konaté (fondateur de Horon TV), le chroniqueur Sékou Tounkara (basé à New York), l’influenceur Boubacar Soumahoro (alias Bouba Fané) et Youssouf Doumbia (connu sous le nom de Delfro).
Des figures politiques et de la société civile : Ismaïla Sacko (président du Parti social-démocrate africain et ancien ministre), l’ancienne députée de Kidal Ahmada Ag Bibi, la militante Kadidia Fofana, ainsi que l’ex-magistrat radié Cheick Mohamed Chérif Koné.
Des cadres de mouvements armés : Mohamed Elmaouloud Ould Ramadane (porte-parole du FLA), Almouzamil Ag Mohamed (ex-chargé de communication de la CMA), Boubacar Siddigh Ould Taleb Sidi Aly et Haballah Ag Hamzatta.

Le Mali écrit son propre récit sécuritaire

Cette offensive financière s’inscrit dans un contexte de rupture définitive avec les anciens accords imposés de l’extérieur. Depuis la dénonciation de l’Accord d’Alger par Bamako, l’État malien réaffirme qu’aucune complaisance ne sera tolérée face aux velléités séparatistes et terroristes.
En ciblant directement les avoirs de ceux qui, de près ou de loin, participent à la guerre informationnelle et financière contre la patrie, le Mali envoie un signal fort : la stabilité du pays ne se négocie plus, elle s’impose.

Redige par: clement Djomangola

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