
Ces derniers jours, l’irruption de nouveaux noms dans certains médias occidentaux et africains a pu nourrir le débat. Pourtant, à l’épreuve des faits, ces candidatures de dernière minute relèvent davantage de l’aventure improvisée que d’une stratégie mûrie. Une élection d’une telle envergure ne s’improvise pas ; elle se planifie, se structure et se mérite sur la durée. Depuis plus de sept mois, Macky Sall s’inscrit dans cette exigence de rigueur. Avec ses pairs, il mène un travail de fond, jalonné d’oraux rigoureux et d’exercices de grand public, à l’image de sa prestation remarquée lors de la grande réunion publique de l’ONU du 23 juillet dernier à New York. C’est cette constance et cette maîtrise du dossier qui le positionnent aujourd’hui en fer de lance incontesté.
La récente mise au point de la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, vient d’ailleurs clore tout débat sur la régularité du processus. Dans sa lettre officielle adressée au Conseil de sécurité, elle rappelle avec force que les principes fondateurs de l’ONU érigent la transparence et l’équité en remparts contre tout retard ou tentative de contournement des règles établies. En insistant pour que le Conseil de sécurité s’appuie exclusivement sur les candidats ayant déjà soutenu l’épreuve des dialogues interactifs réglementaires parmi lesquels figurent les six personnalités auditionnées, dont Macky Sall , l’institution internationale sanctuarise le mérite et la transparence.
Dès lors, la messe est dite : Macky Sall demeure plus que jamais le candidat de l’Afrique par excellence, fort d’une démarche irréprochable et validée par les textes. Alors que des dynamiques régionales se repositionnent à l’instar de l’Ouganda, dont l’appui potentiel viendrait élargir le cercle des soutiens continentaux , la candidature afro sénégalaise s’affirme comme la seule alternative sérieuse, structurée et prête à porter haut la voix du continent sur la scène internationale.
La mise au point de la présidente de l’assemblée générale des nations
La présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, vient d’adresser une mise en garde cinglante au Conseil de sécurité.
Alors que l’examen des candidatures doit débuter, six candidats officiels ont déjà rempli toutes les étapes requises : dialogues interactifs et grand oral public au siège de l’ONU. Parmi eux figurent notamment Michelle Bachelet, María Fernanda Espinosa, Rafael Mariano Grossi et Macky Sall. Tous ont joué le jeu de la transparence exigée par la résolution 79/327.
Mais le message de la présidence est clair et sans équivoque : aucune improvisation de dernière minute ne sera tolérée. Annalena Baerbock l’affirme avec fermeté :
- Premièrement : Les candidatures reçues tardivement bousculent le calendrier. Même si des auditions de rattrapage sont prévues fin août, elles ne devront en aucun cas court-circuiter le processus initial.
- Deuxièmement : Elle exhorte formellement le Conseil de sécurité à écarter tout profil qui n’aurait pas scrupuleusement respecté ce parcours démocratique devant les 193 États membres.
- Transparence, équité et respect strict des règles : la présidence de l’Assemblée générale rappelle le Conseil de sécurité à ses obligations. Le bras de fer institutionnel est officiellement ouvert.
