
Fini les intermédiaires en Europe : l’Afrique reprend le contrôle
Pendant des décennies, chaque transaction financière d’un pays africain vers un autre a subi le même parcours absurde : un détour obligé par des banques correspondantes situées à Paris, Londres, New York ou Francfort. Ce système colonial d’un autre âge a coûté des milliards de dollars en frais de conversion, en commissions de change et en retards injustifiés à l’économie du continent.
Aujourd’hui, la donne change radicalement. En rejoignant officiellement le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), la BEAC (Banque des États de l’Afrique Centrale) signe l’acte fondateur de la véritable souveraineté bancaire et monétaire pour la zone CEMAC.
Les faits marquants de cette révolution financière
- Des transactions 100% directes : Plus un seul centime ne transitera par les circuits occidentaux pour régler une transaction interafricaine. Les flux se règlent désormais directement sur le sol africain, en monnaies locales.
- Un coup d’accélérateur décisif pour la ZLECAf : Cette intégration concrétise la vision portée par Afreximbank et l’Union Africaine pour fluidifier le commerce intra-africain et stimuler les économies locales.
- Un soulagement pour les entreprises et les particuliers : D’ici la fin de l’année 2026, l’opérationnalisation de cette adhésion permettra des transferts transfrontaliers plus rapides, ultra-sécurisés et considérablement moins coûteux.
- L’impact chiffré de l’indépendance : En s’affranchissant des réseaux traditionnels occidentaux, l’Afrique met fin à une hémorragie financière historique qui privait ses entreprises et ses banques centrales de ressources précieuses pour le développement.
Avec cette décision historique, l’Afrique tourne la page de la dépendance financière extérieure et s’affirme, chaque jour un peu plus, comme un bloc économique unifié, souverain et indépendant.