
Par la Rédaction
Quatre jours après les célébrations de la fête de l’Indépendance et l’allocution solennelle du chef de l’État, le paysage politique tchadien enregistre un tournant majeur. Par le décret N°2152/PR/2026 signé ce vendredi 14 août 2026, le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, a officiellement accordé une grâce présidentielle à neuf personnalités politiques de premier plan.
Au cœur de cette mesure de clémence figure l’ancien Premier ministre et président du parti Les Transformateurs, Succès Masra, incarcéré aux côtés de plusieurs dirigeants de l’opposition.
Une liste élargie de responsables politiques graciés
Si le nom de Succès Masra retient l’attention, ce décret présidentiel profite également à huit autres responsables, présidents et secrétaires généraux de partis issus de l’ex-GCAP, dont les recours en grâce avaient été introduits par leurs conseils. Cette décision dispense l’ensemble de ces bénéficiaires d’exécuter leurs peines pénales, tout en maintenant les condamnations civiles exécutoires.
La liste intégrale des personnalités graciées comprend :
- Avocksouma Djona Atchenemou
- Neatobey Bidi Valentin
- Ahmed Bokori Nima
- Badono Daigou
- Nassour Brahim Koursami
- Max Kemkoye Magruergues
- Keleou Bomaye Laoubaye Daniel
- Mahamat Djara Diguei
- Assyongar Succès Masra






Vers un apaisement national global
Leurs libérations effectives interviennent dans les délais nécessaires à l’accomplissement des formalités administratives requises par le ministère de la Justice.
En parallèle, un second décret présidentiel est venu instaurer une remise partielle de peine à caractère collectif sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure de clémence générale s’adresse à de nombreuses catégories de détenus, tout en excluant formellement les infractions les plus graves telles que le terrorisme, le viol ou le trafic de stupéfiants.
À travers ces deux décrets, le pouvoir en place concrétise son ambition de placer cette séquence post-indépendance sous le signe du pardon, de la décrispation et de la réconciliation nationale.