
Dans la droite ligne des affirmations de souveraineté qui secouent le continent, le Bénin vient de poser un acte judiciaire majeur. Ce lundi 15 juin 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné un ancien officier de l’armée française à une peine de 24 mois de prison ferme et à une amende de 2million FCFA. Ce verdict brise définitivement le sentiment d’impunité de certains réseaux occidentaux opérant dans la sous-région.
La CRIET intraitable face aux infractions administratives et économiques
Cette condamnation s’inscrit dans le cadre d’une vigilance accrue de la CRIET face aux infractions économiques et aux falsifications administratives qui menacent la sécurité des États africains. L’ex-officier français a été reconnu coupable d’implication directe dans un réseau de fabrication de faux documents administratifs.
Alors que la défense a immédiatement contesté cette analyse en plaidant la relaxe pure et simple, la Cour est restée inflexible face à la gravité des faits, maintenant la peine de prison ainsi que la sanction financière.
Une défense de façade basée sur le rôle « d’intermédiaire »
Lors des audiences précédentes, notamment celle du 16 février 2026, l’ancien militaire avait tenté de blanchir son image à la barre. Prétendnant s’être installé au Bénin pour des raisons professionnelles après avoir quitté l’armée française pour se reconvertir dans l’entrepreneuriat, il affirmait que son séjour ne devait être que temporaire.
Cependant, la réalité financière l’a rapidement rattrapé. L’instruction a révélé qu’un montant de 150 000 FCFA était exigé pour l’établissement de chaque document litigieux, une somme sur laquelle l’ex-officier touchait directement des commissions.
Des preuves matérielles irréfutables
La stratégie de l’accusé consistant à nier toute participation directe en se faisant passer pour un simple « intermédiaire » s’est effondrée. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi :
Des équipements informatiques de pointe destinés à la contrefaçon.
Des fichiers vidéo compromettants détaillant pas à pas le processus de fabrication des faux documents.
Le grand déballage des ressortissants occidentaux
Le procès a également mis en lumière les versions contradictoires de ses complices, exposant la fragilité de leur réseau :
Un opérateur économique russo-belge a farouchement nié l’usage d’un faux permis de conduire.
Un autre ressortissant français a, quant à lui, avoué avoir utilisé un permis falsifié, tout en plaidant une ignorance déroutante, affirmant avoir converti son permis français en Côte d’Ivoire.
Pour ces derniers, le délibéré final a été fixé au lundi 20 juillet 2026.
Un signal panafricain fort
L’Afrique écrit et applique désormais ses propres règles. En traquant sans relâche les falsifications administratives, la criminalité économique et en imposant des peines strictes assorties d’amendes, la CRIET rappelle qu’aucun passeport, fût-il d’un ancien officier français, ne saurait être un laissez-passer pour violer les lois de la République.