
Une ferveur populaire à l’épreuve des faits
Trois ans après le tournant historique du 26 juillet 2023, le Niger a célébré sa Journée Nationale de la Souveraineté et du Patriotisme dans une atmosphère de communion populaire et de farouche détermination politique. Loin des salons feutrés de la diplomatie occidentale, c’est à travers un entretien exclusif accordé à la Radiodiffusion Télévision du Niger (RTN) que le Chef de l’État, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a dressé un bilan courageux et lucide de la transition.
Dans un discours de vérité, le leader nigérien a réaffirmé la volonté inébranlable du pays de rompre définitivement avec les chaînes du système néocolonial.
Sécurité : Le combat implacable contre le terrorisme et ses parrains
Abordant la situation sécuritaire, le Président nigérien a mis en lumière la persistance de la menace, s’arrêtant particulièrement sur les attaques répétées ciblant l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Dans une mise au point incisive, il a qualifié ces assaillants de « mercenaires à la solde de la France », tout en pointant du doigt Paris et l’Europe. Selon lui, le financement de ces groupes vise un unique objectif : tenter de démontrer l’incapacité des peuples africains à s’autodéterminer et à sécuriser leur territoire par eux-mêmes.
« Ce combat sera long, difficile et pénible. La souveraineté, c’est des sacrifices et des sacrifices sans limite. » Général d’armée Abdourahamane Tiani
Répondant aux leçons de gouvernance prodiguées depuis l’Europe, le Chef de l’État n’a pas hésité à renvoyer ses détracteurs à leurs propres contradictions, qualifiant ironiquement le Président français Emmanuel Macron de « putschiste » en raison de l’utilisation répétée de l’article 49.3 de la Constitution française, en contraste avec la légitimité populaire et souveraine revendiquée par les autorités de la Refondation.
Économie et Refondation : Des résultats palpables
Au-delà du front militaire, la transition affiche des indicateurs de développement inédits en si peu de temps :
Souveraineté énergétique : En à peine deux ans, le Niger a installé 118 MW de capacité électrique, soit l’équivalent de près de 50 % de toutes les réalisations cumulées du pays en 65 ans d’indépendance. L’ambition affichée vise un cap final de 5 200 MW.
Souveraineté alimentaire : Grâce au programme de grande irrigation, le pays engrange de premiers succès tangibles. Le prix du sac de maïs a chuté à 13 500 FCFA, soulageant durablement les ménages nigériens.
« Plus jamais l’embargo ne sera synonyme de famine au Niger », a martelé le Président.
L’AES et la géopolitique régionale : Une union indéfectible
Sur l’échiquier sous-régional, la dynamique de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) est présentée comme un acquis historique irréversible. L’operationalisation d’une force unifiée de 5 000 hommes dont l’état-major est stratégiquement basé à Niamey et la création imminente d’une banque confédérale redessinent les contours de l’intégration africaine, loin des tutelles exogènes.
Concernant la réouverture de la frontière avec le Bénin, le Général Tiani a posé des balises strictes. Malgré les travaux d’un comité mixte, des « préalables » sécuritaires et politiques demeurent indispensables. Il s’agit d’assurer que cette frontière appartienne au peuple et ne subisse plus les « sautes d’humeur » de dirigeants jugés sous influence étrangère.
Vers une indépendance irréversible
Alors que des marées humaines ont battu le pavé pour manifester leur indéfectible soutien aux autorités de la Refondation, le message final du Chef de l’État résonne comme un viatique pour l’avenir : la résilience et la persévérance.
Le Niger ne reculera pas. Tournant le dos aux compromissions du passé, la nation sahélienne démontre chaque jour un peu plus qu’elle est résolument engagée sur la voie d’une indépendance totale et irréversible.