
Le groupe parlementaire TAKKU WALLU SENEGAL est monté au créneau à travers un point de presse dans lequel il affirme que la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale serait, selon lui, contraire à la Constitution et au règlement intérieur de l’institution.
Dans cette déclaration, le groupe invoque notamment :
- L’article 54 de la Constitution ;
- L’article LO 175 du Code électoral ;
Ainsi que les articles 123 et 132 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Selon TAKKU WALLU, un membre du gouvernement ne peut cumuler sa fonction avec celle de député au-delà du délai légal prévu, estimant ainsi que le mandat parlementaire d’Ousmane Sonko serait considéré comme définitivement abandonné.
Le groupe parlementaire parle même d’“entorse manifeste à la Constitution” et appelle le président de la République à prendre ses responsabilités pour préserver le fonctionnement des institutions.
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques au Sénégal, autour des rapports entre l’exécutif, le Parlement et la majorité politique actuelle.
La déclaration complète :
POINT DE PRESSE DU GROUPE PARLEMENTAIRE TAKKU WALLU SÉNÉGAL
DÉCLARATION LIMINAIRE
Mesdames, messieurs les journalistes,
C’est à travers vous que nous disons aux Sénégalais, qu’il ne faudra pas céder aux menées subversives des députés du parti Pastef, et de leurs dirigeants, qui montrent qu’ils n’ont aucun respect pour les Sénégalais, en ayant décidé hier de perturber la fête de Pentecôte de nos parents chrétiens et les préparatifs, déjà angoissants des citoyens de cette fête de Tabaski. Ils n’en n’ont cure! Seule compte à leurs yeux l’ambition maladive de leur leader Ousmane Sonko, dont on peut légitimement s’interroger sur la douteuse précipitation dont il fait preuve à cette occasion.
Mais revenons à l’essentiel.
L’essentiel est que au plan strictement juridique ,Ousmane Sonko ne peut pas être réintégré .
En effet , aussi bien l’article 54 de la constitution ,l’article LO 175 du code électoral que les articles 123 et 132 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale s’y opposent.
La lecture combinée de ces articles empêche tout cumul de membre du gouvernement avec le poste de député . Si tel était le cas,la loi lui donne 8 jours pour faire son choix, ce qu’il a du reste fait en décidant de rester premier Minitre.
Dès lors ,l’article 132 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale,le déclare démissionnaire irrévocable de son mandat de député .
Ainsi ce que la majorité propose est une impossibilité constitutionnelle. Ce qui se prépare à l’Assemblée nationale n’est pas une simple procédure. C’est une entorse manifeste à la Constitution .
Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un coup D’Etat conçu et préparé a partir de l’assemblée nationale du sénégal.
L’invocation par le bureau de l’assemblée nationale de l’article 124 du règlement intérieur pour justifier la réintégration de Ousmane sonko est une imposture . EN effet cette disposition s’applique au député devenu membre du gouvernement et non pas l’inverse.
Tenter cette réintégration, c’est faire dire à la Constitution et aux lois ce qu’elles ne disent pas. C’est surtout ouvrir la porte à toutes les manipulations futures du mandat parlementaire.
Cest pourquoi , le groupe parlementaire TAKKU WALLU SENEGAL, lance un appel solennel a Monsieur le président de la République , Protecteur et Garant du bon fonctionnement des Institutions, de prendre toutes ses responsabilités que la forfaiture qui se prépare ne réalise . Il en a non seulement le pouvoir constitutionnel mais le devoir républicain.