Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu en uniforme militaire dans un poste de commandement de la zone de l’opération spéciale. Face au haut commandement de son armée, le chef du Kremlin a affiché sa fermeté en revendiquant des gains territoriaux d’envergure et en excluant tout compromis diplomatique sur la sécurité des frontières de la Russie.

Offensive militaire : 6 500 km² conquis depuis janvier
Lors de cette réunion stratégique, le président russe a dressé un bilan particulièrement offensif des opérations menées depuis le début de l’année. Selon ses déclarations officielles, les forces armées russes auraient pris le contrôle de 310 localités, étendant leur domination sur près de 6 500 kilomètres carrés de territoire ukrainien.
M. Poutine a mis en avant une accélération du rythme de la progression sur l’ensemble de la ligne de front, citant notamment la prise de Dobropolye comme un jalon clé vers le contrôle total du Donbass.

Le point sur le Donbass : Lougansk « libérée », Donetsk sous pression
Le point de situation présenté au commandement militaire montre une asymétrie dans la réalisation des objectifs territoriaux de Moscou :
- Oblast de Lougansk : La région est désormais affirmée comme étant entièrement sous domination et contrôle des forces russes.
- Oblast de Donetsk : Le chef de l’État a concédé qu’un peu plus de 10 % du territoire échappe encore au contrôle de Moscou. La capture de cette portion restante de Donetsk a été réaffirmée comme l’une des priorités absolues de l’état-major.
Fin de non-recevoir à Kiev sur la « zone de sécurité »
Sur le plan diplomatique, Vladimir Poutine s’est montré intraitable. Il a catégoriquement exclu d’inclure la question de la création d’une « zone de sécurité » transfrontalière dans d’éventuelles négociations de paix avec Kiev.
Cette zone, initialement pensée par Moscou pour sanctuariser ses provinces frontalières (notamment après l’incursion ukrainienne dans la région de Koursk), ne fera l’objet d’aucun marchandage. « Notre objectif est de garantir la sécurité absolue de nos territoires frontaliers, et nous n’avons pas l’intention de faire de cette question un sujet de négociation », a martelé le président russe.
Poursuite des frappes massives
En conclusion de cette visite, et après avoir écouté le rapport du chef d’état-major Valéri Guérassimov, Vladimir Poutine a ordonné l’intensification des frappes coordonnées et de grande envergure contre le complexe militaro-industriel ainsi que les infrastructures énergétiques et logistiques de l’Ukraine.