20 octobre 2026, 7:00 pm

JUSTICE CONSTITUTIONNELLE : BAMAKO AU CŒUR DE LA REFONDATION DE L’ÉTAT

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé ce mardi 20 octobre 2026 l’ouverture du Colloque international de la Cour constitutionnelle du Mali. Placé sous le signe de la Refondation de l’État, cet événement de haut niveau réunit les grands acteurs du droit constitutionnel africain pour repenser le rôle du juge face aux défis contemporains du pouvoir public. C’est au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, que le Premier ministre a donné le coup d’envoi de cette rencontre d’envergure. Sous le thème central « Place et rôle du juge constitutionnel dans la Refondation de l’État », le Colloque International de la Cour Constitutionnelle du Mali (CICC-Mali) s’impose comme le carrefour de la réflexion juridique sur le continent.

Un sommet du droit constitutionnel africain

Preuve de l’importance de l’événement, les présidents de Cours constitutionnelles et représentants de neuf pays ont fait le déplacement à Bamako. Parmi les délégations figurent celles du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal, de la Centrafrique, de la Mauritanie, de l’Algérie et de la Guinée. Le Royaume du Maroc y occupe une place de choix avec la présence de l’invité d’honneur, Mohammed Amine Benabdallah, Président de la Cour constitutionnelle marocaine.
Aux côtés de ces délégations, un parterre d’experts nationaux et internationaux s’est réuni avec une ambition claire : amorcer une transformation profonde de la conception et de l’exercice du pouvoir public. Pour les participants, l’enjeu est de rebâtir une gouvernance fondée sur la responsabilité des dirigeants, la primauté du droit, et la consolidation durable d’un lien de confiance, aujourd’hui crucial, entre les citoyens et leurs institutions.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Cour constitutionnelle du Mali, Amadou Ousmane Touré, a rappelé la pertinence d’un tel débat. S’interroger sur le rôle du juge constitutionnel revient, selon lui, à examiner les conditions permettant à la Constitution de demeurer la norme suprême de l’action publique et le socle incontesté de la légitimité institutionnelle. M. Touré a profité de cette tribune pour saluer le soutien indispensable du Chef de l’État, dont l’accompagnement a rendu possible la tenue de ces assises.

Les trois piliers de la stabilité

Clôturant les interventions protocolaires, le Premier ministre a tracé la feuille de route des discussions en déclinant le rôle du juge constitutionnel autour de trois exigences fondamentales :

  • La garantie absolue de la suprématie de la Constitution face aux contingences politiques ;
  • La préservation de la stabilité institutionnelle, garante de la paix sociale ;
  •  La protection rigoureuse des droits fondamentaux des citoyens.

Pendant plusieurs jours, Bamako sera le laboratoire où se dessine l’avenir de la justice constitutionnelle africaine, face aux défis de la modernité et des transitions démocratiques.

Redige par: clement Djomangola

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