
Les États-Unis ont officiellement restitué la somme de 3 451 113,34 dollars à la République de Gambie. Cette décision marque une étape décisive dans la traque et la récupération des biens mal acquis sous le régime de l’ancien président Yahya Jammeh.

Le produit de la corruption saisi dans le Maryland
La restitution fait suite à un accord formel conclu entre les autorités américaines et gambiennes. Les fonds rétrocédés proviennent principalement de la saisie et de la vente d’un manoir de luxe situé à Potomac, dans l’État du Maryland.
Selon la justice américaine, cette propriété avait été acquise par Yahya Jammeh en utilisant des gains issus de détournements de fonds publics et d’actes de corruption durant ses 22 ans de pouvoir.
Une affectation stricte au système de santé
L’accord bilatéral encadre rigoureusement l’utilisation de cette enveloppe financière. Pour s’assurer que ces avoirs profitent directement aux citoyens, les deux États ont stipulé que l’argent sera entièrement injecté dans des projets de développement économique et social.
La priorité absolue a été accordée à la modernisation et à l’amélioration des infrastructures de santé du pays, un secteur durement éprouvé qui bénéficiera ainsi d’un investissement direct.
Un symbole fort pour la justice transitionnelle
Pour Banjul, cette restitution représente une victoire politique et symbolique majeure. Elle envoie un signal clair quant à la détermination du gouvernement actuel à poursuivre les efforts de justice transitionnelle et à rapatrier les richesses nationales détournées à l’étranger.
Du côté de Washington, cette opération réaffirme l’engagement des États-Unis à lutter contre la kleptocratie internationale et à ne plus servir de refuge pour les capitaux illicites.