
Par la Rédaction — Mis à jour le 24 octobre 2026
À l’occasion de la reprise des débats sur la réforme globale du Conseil de sécurité des Nations unies, l’Algérie a une nouvelle fois frappé un grand coup diplomatique. Portée par l’élan de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, refuse le statu quo et exige une restructuration immédiate de la gouvernance mondiale. Pour Alger, le message est limpide : l’Afrique ne doit plus simplement subir les décisions internationales, elle doit les co-diriger.
Deux sièges permanents et le droit de veto : l’exigence de Syrte réitérée
Devant une assemblée plénière attentive, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, l’ambassadeur Amar Bendjama, a réaffirmé avec force la position africaine commune gravée dans le consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.
« Notre continent doit se voir attribuer au moins deux sièges permanents, assortis de toutes les prérogatives, y compris le droit de veto, ainsi que cinq sièges non permanents », a martelé le diplomate algérien. Face à ce qu’il qualifie d’« injustice historique » en matière de représentation, Alger soutient que considérer le continent africain comme un cas prioritaire et singulier est la seule approche capable de restaurer la crédibilité et la légitimité d’un Conseil de sécurité aujourd’hui paralysé.
Souveraineté du sous-sol et désarmement : un combat historique
Cette nouvelle offensive new-yorkaise n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans la trajectoire historique d’une Algérie qui s’est toujours érigée en bouclier des intérêts vitaux du continent. Les observateurs se rappellent ainsi les initiatives majeures d’Alger pour la protection des ressources naturelles du sous-sol africain, un combat de longue date visant à arracher la souveraineté économique des nations du Sud face aux appétits des multinationales et des puissances prédatrices.
De même, sur le front de la paix globale, l’Algérie combine cette quête de puissance politique avec un engagement ferme pour le désarmement mondial et la dénucléarisation du sous-sol. Une approche équilibrée qui vise à pacifier les territoires tout en dotant le continent africain des outils d’influence institutionnels les plus avancés au sommet de l’ONU.
Un leadership africain pleinement assumé
Qu’il s’agisse de sa coordination au sein du Comité des dix (C-10) de l’Union africaine ou de sa présidence stratégique d’organes clés comme le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, l’Algérie démontre qu’elle ne joue pas sa propre partition, mais celle de l’Afrique tout entière.
En exigeant une révision des quotes-parts onusiennes et une refonte des privilèges géopolitiques hérités de l’après-1945, Alger ne cherche pas seulement un strapontin à New York. Le pays réclame l’équité pour 54 États, afin que le multilatéralisme ne soit plus un concept à géométrie variable. L’offensive est lancée, et l’Algérie promet de maintenir la pression jusqu’à ce que justice soit rendue au continent