
Par la Rédaction
Une rallonge budgétaire de 11,6 % entièrement financée par l’or et les ressources locales
L’annonce phare de ce Conseil de ministres réside dans l’adoption d’un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Le budget national du mali est désormais propulsé à 3 993,319 milliards de FCFA, marquant une hausse spectaculaire de 11,6 % par rapport aux prévisions initiales. Les recettes, quant à elles, progressent de 10,3 % pour s’établir à 3 372,895 milliards de FCFA.
La singularité de cette rallonge massive tient à son mode de financement : zéro aide extérieure. Ce budget révisé est intégralement adossé aux ressources nationales et aux performances exceptionnelles des recettes du secteur minier. Cette manne souveraine sera immédiatement injectée dans deux piliers stratégiques : la sécurisation totale du territoire national et une véritable révolution sanitaire. Pas moins de 15 hôpitaux vont être construits ou modernisés à Bamako ainsi que dans les régions de Koulikoro, Koutiala, Bandiagara, San, Bougouni, Dioïla et Nioro.
Sikasso accueille une mégacentrale solaire de 100 MW
Face au défi de la crise énergétique, le Président de la Transition a acté le lancement d’un projet d’infrastructure historique à Gongasso, dans le cercle de Sikasso. Il s’agit de la construction d’une mégacentrale photovoltaïque d’une puissance de 100 MW.
Pour pallier l’intermittence du solaire, l’infrastructure intègre une innovation majeure, inédite dans la sous-région : une capacité de stockage par batterie de 100 MWh, conçue pour sécuriser et stabiliser le réseau interconnecté national durant la nuit. Ce projet d’envergure, qui mobilisera 211 hectares, garantira aux populations maliennes un accès durable à une électricité propre et stable.
Le « Consommer Malien » érigé en doctrine économique
Le troisième grand arbitrage du Conseil concerne la mise en œuvre des recommandations issues des Assises nationales de la Refondation. Le gouvernement a officiellement adopté la Stratégie nationale de consommation des produits locaux. L’objectif est clair : faire du « consommer local » le moteur principal de l’industrie et de la croissance économique du pays.
Pour réussir ce pari de l’autosuffisance, l’exécutif déploie une feuille de route offensive articulée autour de quatre axes majeurs :
- Booster la productivité : Renforcer massivement les capacités techniques et matérielles des PME et des artisans locaux.
- Garantir la qualité : Labelliser et promouvoir l’excellence des produits nationaux pour restaurer la confiance des consommateurs.
- Adapter l’arsenal législatif : Verrouiller le cadre réglementaire afin de protéger le marché intérieur et l’industrie malienne face à la concurrence internationale agressive.
- Améliorer les circuits de distribution : Faciliter la logistique et l’accès aux produits locaux sur l’ensemble du territoire national.
En connectant souveraineté financière, autonomie énergétique et patriotisme économique, Koulouba pose les bases d’un modèle de développement rigoureusement autonome.